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La douane renforce son combat contre la drogue : drones, caméras CCTV sur le littoral et équipe d’intervention en pleine mer

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La douane ne recule devant rien dans la lutte contre le trafic de drogue. Outre les drones, le premier étant opérationnel début décembre, une centaine de caméras seront installées dans les zones côtières dites « à haut risque » et une équipe d’intervention en pleine mer sera constituée.

La douane durcit sa lutte contre le trafic de drogue et autres produits illicites. Une centaine de caméras de haute technologie seront installées dans les quatre points cardinaux du pays. Les caméras, expliquent des sources proches du dossier, « seront placées dans toutes les régions côtières et autres endroits pourvus d’embarcations ». Les régions ciblées sont Le-Morne, Trou-d’eau-Douce, Rivière-Noire et Grand-Baie, entre autres. Le projet s’étalera sur quatre ans.

Rencontré à son bureau, le directeur de la douane, Vivekanand Ramburrun, confirme l’installation de caméras dans ces dark spots. « Ces zones rouges ont été désignées après une étude », dit le directeur de la douane. « L’utilisation de ces caméras de surveillance sera maximale et un consultant a déjà été approché pour la réalisation du projet », poursuit-il.

« La douane dispose déjà de caméras de surveillance à Port-Louis, dans la zone portuaire. Pour qu’il y ait une synergie nationale dans le combat contre la drogue, nous avons pris l’initiative d’équiper toutes les zones rouges de caméras. Ces appareils de dernière technologie nous permettront d’avoir un œil sur les embarcations qui accostent nos marinas, car il est prouvé que c’est la ruse du moment de certains trafiquants de drogue », explique le directeur de la douane.

Dans la pratique, souligne Vivekanand Ramburrun, lors du repérage d’une embarcation ou transaction suspecte par les caméras, les drones entreront en action, suivis du MRA Fast Interception Boat.

Drone : le projet pilote

L’utilisation de drones par la douane deviendra une réalité d’ici la mi-décembre. Le processus d’appel d’offres pour l’acquisition d’appareils dernier cri, doté de night vision cameras, a été lancé et le budget alloué est de Rs 700 000. Selon nos recoupements, une compagnie locale aurait décroché le contrat. Par ailleurs, le Budget 2017-2018 fait déjà mention de l’acquisition de plusieurs drones destiné à la douane. Une somme de Rs 2,8 M a été allouée.

Au niveau de la douane, l’utilisation de drones est bien accueillie. Des hauts cadres, approchés sous le couvert de l’anonymat, sont d’avis que ces appareils « doivent être opérationnels de jour comme de nuit, mais devront toutefois être utilisés uniquement lors des interventions en raison de la maintenance de l’appareil ». Ils soulignent également que « l’important n’est pas d’acheter les appareils, mais de maîtriser leurs fonctions ».

« Le drone, qui sera opérationnel en décembre, sera utilisé en parallèle avec le MRA Fast Interceptor Boat. Ce sont des outils efficaces dans la lutte contre le trafic de produits illicites et prohibés. Nous voulons une visée régionale à travers l’utilisation des drones. On ne peut combattre le trafic de produits illicites sans un networking adéquat entre douaniers opérant dans la région. Le Centre de fusion maritime, à Antananarivo, Madagascar, surveillera les mouvements des bateaux dans la région, à travers son satellite. Nous serons alertés aussitôt que des vaisseaux suspects approcheront nos côtes », déclare le directeur de la douane à Le Dimanche/L’Hebdo.

Selon Vivekanand Ramburrun, « les drones seront opérationnels en haute mer, ou encore, lors des interventions de la douane à travers le pays ».

Des douaniers seront bientôt formés à prendre part à des interventions en pleine mer. Celles-ci, soulignent des hauts cadres de la douane, comprennent principalement des fouilles. Les éléments de la garde-côte nationale (NCG), ou encore du Groupement d’intervention de la police mauricienne (GIPM), seront appelés en renfort, car « ils possèdent des connaissances pointues dans le domaine ».

Des officiers de la douane, sous le couvert de l’anonymat, expliquent que le trafic de produits illicites et prohibés est courant en haute mer. « Quelques produits qui font l’objet de trafic par le biais de transbordement illégal dans la région sont : la drogue, les cigarettes, l’alcool, les produits contrefaits (pièces d’avion ou de véhicule, médicaments et vêtements, entre autres) et même du bois de rose », précisent-ils.

« Une trentaine de douaniers ont déjà été formés par l’académie maritime. Nous envisageons d’en augmenter le nombre, afin de rendre l’escouade destinée à mener les interventions plus performante. Une fois la formation terminée, d’ici début 2018, les douaniers mèneront des interventions en pleine mer avec le MRA Fast Interception Boat, ou encore, les deux Rigid Hull Interceptor Boat », déclare Vivekanand Ramburrun.

 

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