La Cité interdite : sur les traces des empereurs de Chine
Par
Patrice Donzelot
Par
Patrice Donzelot
La Chine est un pays aux mille facettes. L’Empire du Milieu est connu pour ses usines qui exportent de la marchandise partout dans le monde, pour sa gastronomie savoureuse, mais aussi pour son histoire, sa culture et ses traditions. L’un des lieux qui incarne le mieux ces trois aspects est la Cité interdite. Elle est nichée au cœur de Beijing, la capitale de la République populaire de Chine. Le Dimanche/L’Hebdo a pu marcher sur les traces des empereurs chinois afin de vous faire découvrir ce lieu majestueux.
La Cité interdite a été construite entre 1406 et 1420 sous le règne de l’empereur Yongle de la dynastie Ming. Elle a servi de résidence aux empereurs chinois durant près de cinq siècles, jusqu’à la chute de la dynastie Qing en 1912. Derrière ses hauts remparts rouges et ses douves, ce palais monumental s’étend sur environ 72 hectares et compte plus de 900 bâtiments regroupant près de 9 000 pièces.
L’ensemble architectural illustre la puissance et l’organisation rigoureuse du pouvoir impérial chinois, où chaque espace répondait à une hiérarchie précise. Les vastes cours, les pavillons aux toits recouverts de tuiles jaunes vernissées et les décorations richement travaillées témoignent du raffinement artistique développé sous les dynasties Ming et Qing.
Longtemps inaccessible au peuple, d’où son appellation de « Cité interdite », le site était réservé à l’empereur, à sa famille, aux concubines, aux eunuques et aux hauts fonctionnaires. Le palais était également le centre politique de l’Empire du Milieu, où se prenaient les décisions majeures concernant l’administration, l’armée et les relations diplomatiques.
Aujourd’hui transformée en Musée du Palais, la Cité interdite accueille plusieurs millions de visiteurs chaque année et conserve une importante collection d’objets d’art chinois, allant des porcelaines aux peintures anciennes en passant par les calligraphies et les trésors impériaux. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, la Cité interdite continue d’incarner la mémoire historique du pays et l’héritage des dynasties impériales.