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Kishore Bholah: « Le métier de receveur n’est pas de tout repos »

Encore enfant, on rêvait de travailler dans un autobus. On pensait que le métier de chauffeur et celui de receveur étaient les plus beaux du monde car ce derniers voyageaient toute une journée. Mais ce n’était qu’un rêve d’enfant, la réalité étant tout autre pour les employés de l’industrie d’autobus. Kishore Bholah, receveur à la Corporation nationale de transport, nous parle de son travail. Il a rejoint la corporation en 1983, d’abord à temps partiel (casual), avant d’être embauché sur une base permanente six ans plus tard. Ses débuts étaient vraiment difficiles. Parfois, il se levait aux petites heures du matin pour prendre le travail à cinq heures. « Je devais le faire malgré la pluie ou le froid hivernal », dit-il. Il avait besoin de ce travail pour soutenir sa famille. Le pire, c’est qu’à cette époque, il était employé sur une base temporaire. Il obtenait du travail lorsqu’un permanent était absent. Parfois, il ne travaillait que quatre heures par jour. À plusieurs reprises, il a dû retourner chez lui et c’était une journée de perdu. Il était payé selon le nombre de jours de travail. Mais, il avait besoin de cet emploi. À cette époque, le pays était en proie à un chômage chronique. « Même les personnes hautement qualifiées faisaient la queue au bureau du placement avec l’espoir de trouver un emploi », dit-il. Six ans après, Kishore Bholah est employé sur une base permanente. Sa sécurité d’emploi est enfin là. Nul besoin d’attendre qu’un autobus soit libre pour bénéficier d’une journée de travail. Lorsqu’il évoque son travail de receveur, on comprend vite que contrairement à nos rêves d’enfant, les employés d’autobus n’ont pas vraiment la chance de voyager toute une journée. Le métier de receveur exige patience, persévérance, car il s’agit d’un poste où on traite directement avec les membres du public. Un receveur, dit-il, doit recueillir les recettes pour chaque voyage effectué par l’autobus et émet un ticket d’autobus aux voyageurs dépendant du trajet effectué. Le receveur doit connaître par cœur le coût du ticket pour chaque stage. Il doit être sur ses gardes, car il arrive que des passagers essaient de le tromper et descendent plus loin que prévu. Au cas où un inspecteur (ticket examiner) découvre la fraude, le receveur doit s’expliquer devant un comité disciplinaire. Kishore Bholah se plaint aussi de l’attitude de certains passagers. Non seulement, ils refusent de payer leur ticket, mais ils peuvent aussi agresser le receveur. Il se plaint aussi que des passagers se montrent plus agressifs quand l’autobus est en retard. Il nous parle aussi de la fatigue en raison du nombre de voyages effectués par jour. « Fatigue réponde dans les reins avec secousses bus ». Il n’est pas rare qu’on lui demande de continuer à travailler, car son remplaçant est absent. « Fatigué ou pas fatigué ou bisin travail pou pas pénalise passager », dit-il.

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