Khushal Lobine plaide pour des réformes structurelles dans le secteur de l’eau
Par
Shaïmaa Kurmally
Par
Shaïmaa Kurmally
Intervenant dans le cadre des débats budgétaires au Parlement ce mercredi, le député et leader du parti Nouveaux Démocrates, Khushal Lobine, a affirmé avoir entendu dès le début de l’année le message lancé par le Premier ministre selon lequel « 2026 sera l’année de l’économie » et « l’année de tous les chantiers ».
Selon le député, le Budget 2026-2027 comprend plusieurs mesures visant à mettre en place des réformes structurelles afin d’attirer davantage d’investisseurs et de jeter les bases d’une nouvelle économie. Il a souligné que le gouvernement dispose d’un mandat de cinq ans pour concrétiser les mesures annoncées.
Khushal Lobine a rappelé qu’en 2025, la priorité du gouvernement était de restaurer la démocratie et de garantir le bon fonctionnement des institutions indépendantes. Il a cité notamment le rétablissement des pouvoirs du Directeur des poursuites publiques (DPP) ainsi que le fonctionnement de la Financial Crimes Commission (FCC).
Par ailleurs, abordant la question du nouveau modèle économique évoqué dans le discours budgétaire, il a estimé qu’il faut construire sur les acquis existants. Il a également salué les investissements prévus dans la transition énergétique et le secteur de l’eau, notamment les Rs 6,4 milliards allouées sur trois ans à ce secteur.
Toutefois, le député a déploré l’absence de réformes structurelles concernant la gestion de l’eau. Selon lui, les difficultés d’approvisionnement touchent plusieurs régions du pays et ne sont pas uniquement liées aux périodes de sécheresse, mais également à la gestion des institutions concernées.
Khushal Lobine a rappelé qu’un rapport complet élaboré en 2013 avec l’aide d’experts venus de Singapour recommandait la création d’une autorité de l’eau afin d’harmoniser le fonctionnement des différentes organisations responsables de l’irrigation, de l’eau potable et de la gestion des ressources hydriques.
Selon Khushal Lobine, les problèmes d’approvisionnement en eau ne peuvent être réglés au quotidien depuis le bureau du ministre de tutelle. Il a fait référence aux interventions régulières du ministre Patrick Assirvaden pour tenter de résoudre les difficultés rencontrées par les consommateurs, "on a day to day basis".
« Nous ne pouvons pas continuer ainsi dans une société moderne », a-t-il déclaré, estimant que le droit à l’eau est un droit fondamental. Il a également souligné que les cadres législatifs régissant le secteur datent de plusieurs décennies et méritent d’être revus.
Concernant le dossier des Chagos, Khushal Lobine a réagi aux critiques formulées par le whip de l'opposition, Adrien Duval sur le manque à gagner financier. S’il reconnaît l’existence de préoccupations à ce sujet, il estime néanmoins que la question des Chagos doit être un sujet d’unité nationale plutôt que de division.
Retrouvez sa déclaration en intégralité dans la vidéo ci-jointe.