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Kenjee Kennedy : le promoteur du hip-hop

Kenjee Kennedy L’objectif est de briser les stéorotypes.

Tête pensante derrière les Wake Up Sessions, Sameer Khan Hassenjee, aussi connu comme Kenjee Kennedy, a contribué à la promotion du hip-hop durant ces quinze dernières années. Organisateur et fondateur des Wake Up Sessions et sound designer, cet enfant de Residence Kennedy a forgé sa réputation au fil des événements.

Son objectif : briser les stéréotypes liés à la culture hip-hop. « Le hip-hop a toujours fait partie de moi », lance Sameer Khan Hassenjee. Aujourd’hui, impossible de parler d’événements hip-hop sans que son nom de scène ne soit cité, notamment Kenjee Kennedy. 

Rythmé et bercé par le rap depuis son adolescence, Kenjee écrivait des chansons à ses heures perdues. «J’ai toujours été fasciné par des chanteurs comme Eminem, Dr Dre, Snoop Dogg. Je cherchais à les imiter. » Ce n’est qu’après l’école qu’il sera initié à cet univers à travers ses amis de l’endroit. « Ils rapaient en créole. Avec eux, j’ai eu l’occasion de faire quelques scènes. » Mais Kenjee se rendra très vite à l’évidence que Maurice manquait cruellement de plateformes pour les artistes hip-hop. 

À 20 ans, il décide de tout faire pour populariser la culture urbaine à Maurice. « Il y a beaucoup de groupes qui demandaient à être connus. » Avec un groupe d’amis, il développera Koltar Live en 2007, des battles organisés à Résidence Kennedy chaque mois. C’est sa participation à l’évènement Tremplin de Classe de Charles organisé par la librairie Charles Baudelaire qui lui ouvrira des horizons. 

« Remporter ce concours fut un tremplin pour moi. J’ai été sélectionné pour l’Urban Konection Festival. » Il y découvre tout l’univers du hip-hop, mais surtout de la danse urbaine. « J’ai réalisé que le hip-hop ne se résume pas qu’au rap. À ce moment-là, je me suis dit que c’était ça ou rien ! Beaucoup se demandaient ce que je faisais de ma vie. » Mais Kenjee était borné et bien déterminé à vivre du hip-hop.

Il côtoiera des danseurs lors du Urban Konection Festival. Participer à des ateliers et assister à divers événements hip-hop fera grandir en lui l’envie de promouvoir cet art à Maurice. C’est ainsi qu’en novembre 2010 verront le jour les Wake Up Sessions. Kenjee organisera chaque mois des Wake Up Sessions dans des centres commerciaux, notamment au Caudan Waterfront. « C’était un concept nouveau qui attirait le public. » Ce qui avait commencé avec 10 participants attire aujourd’hui jusqu’à 400 participants. 

« Contrairement aux Réunionnais qui se spécialisent dans le break dance, nous proposons à Maurice des battles dans cinq différents styles de danse. C’est ce qui fait notre force », rappelle notre interlocuteur. Pendant neuf ans, Kenjee dit avoir vu grandir l’intérêt des jeunes pour les danses urbaines. « De plus en plus de jeunes ont adhéré à la plateforme, développant au fil des années un vrai mouvement. » Orange Street Dance, Malta Guinness Street Dance Competition ou encore Street Dance Competition organisés par le ministère de la Jeunesse et des Sports sont autant d’événements cumulés par Kenjee. De plus en plus, il se sent porté par la passion du hip-hop. « Avec le temps, des sponsors nous ont fait confiance. » Kenjee se dit être animé par la motivation de ces jeunes. « J’ai vu briller de nombreux jeunes dans le domaine. Ils se sentent valorisés. » 

Les projets n’en finissent pas pour le jeune homme. Outre les Wake Up Sessions trois fois l’an et les autres événements, Kenjee souhaite former ces jeunes pour les Jeux olympiques de breakdance. D’ailleurs, deux danseurs représenteront Maurice à la Kids Battle Session à l’île de La Réunion, le 8 décembre. Kenjee travaille actuellement sur une émission télévisée prévue pour mi-2020, si tout se passe bien.

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