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Kate Foo Kune, Miss Badminton

Karen, sa sœur aînée, et ses parents Jacques et Cathy, pratiquent aussi ce sport. Chez les Foo Kune, le badminton est une histoire de famille. « Je suis hyperactive depuis mon enfance. Ainsi, on m’a offerte une raquette à l’âge de cinq ans. Cela remonte aux années où j’assistais aux séances d’entraînement de ma sœur quand elle jouait en équipe nationale des juniors », souligne Kate Foo Kune.
[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"10519","attributes":{"class":"media-image size-full wp-image-19400","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"1280","height":"720","alt":"Kate Foo Kune"}}]] Pour Jacques, Kate, Karen et Cathy Foo Kune, le badminton, c’est une histoire de famille.

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C’est sa mère qui l’initiera au maniement de la raquette. Étant elle-même ancienne championne de Maurice, dans les années 70, elle inculquera à sa cadette les bases du badminton. Kate Foo Kune était entourée de trois modèles pendant ses premières années d’apprentissage. Elle rappelle que ses parents s’étaient rencontrés sur un terrain de badminton le temps de leur jeunesse. Le couple avait remporté la médaille d’or en double mixte aux Jeux des îles de l’océan Indien à Maurice en 1985.

Le quotidien de Kate Foo Kune ne tourne qu’autour du sport depuis qu’elle s’est installée en France pour ses études. Sa routine de marathonienne est comparable à un exercice de jonglage entre études et entraînements de badminton. Ce qui lui laisse très peu de temps pour s’adonner à d’autres activités. Retour sur son parcours.

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Prémière place en afrique

[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"10520","attributes":{"class":"media-image wp-image-19403","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"400","height":"440","alt":"Kate Foo Kune"}}]] Kate Foo Kune joue au badminton depuis l’âge de cinq ans.

Forte de cet encadrement, Kate participe à sa première compétition internationale en Australie à l’âge de huit ans. Elle s’y rendra accompagnée de sa mère. À l’heure actuelle, la demoiselle campe à la première place au classement de badminton féminin en Afrique. Un titre auquel la famille est familier car, avant elle, sa sœur Karen a aussi été au sommet en Afrique. Kate ne prend cette discipline au sérieux que pendant son adolescence bien qu’elle ait commencé à jouer au badminton tôt. Cette ancienne collégienne de l’Ebène State Secondary School, avant de passer au collège Lorette de Quatre-Bornes, est invitée à son premier stage international de six mois en Malaisie, qui lui permettra de bénéficier d’autres formations en Asie pour qu’elle puisse parfaire son jeu. Adepte du style de jeu asiatique, cette rosehillienne s’initiera à une toute nouvelle approche sportive en France. Actuellement étudiante de deuxième année à l’Ecole de Commerce Paris la Défense, avec une spécialisation en Management et business du sport, elle avoue que la technique de jeu à l’européenne lui sied davantage. « En France, les badistes s’attardent sur la technique. La méthode européenne m’a permis d’exceller dans cette discipline », confie-t-elle. Ces études dans cette grande école lui permettront d’entamer une reconversion stable dès qu’elle aura atteint l’âge de pratiquer le sport de haut niveau. Dans dix ans, elle envisage de pratiquer le badminton uniquement en loisirs, mais compte se trouver un emploi dans le domaine du sport.

Proximité avec sa sœur

[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"10521","attributes":{"class":"media-image size-full wp-image-19401","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"1280","height":"720","alt":"Kate Foo Kune"}}]] Kate, 22 ans, et sa sœur Karen, 33 ans, ont un parcours sportif similaire.

[row custom_class=""][/row] « On ne choisit pas sa sœur. Pour cette raison, je me considère chanceuse d’avoir Karen comme aînée », lance Kate. Entre les sœurs Foo Kune, c’est une affection à toute épreuve. En dépit de la différence d’âge, elles s’entendent à merveille et font preuve d’une rare complicité. « Nous sommes très proches et nous nous parlons malgré la distance. C’est peut-être parce que nous avons des passions et des objectifs communs », estime la championne. Karen parvient toujours à trouver les solutions lorsqu’elle se retrouve dans une impasse. Plutôt pratiques quand on connaît les difficultés auxquelles sont souvent confrontés les sportifs.

Prochaine étape : les jeux olympiques !

Si 2015 a été une année dorée tant aux JIOI qu’aux Jeux africains, 2016 s’annonce prometteuse pour Kate Foo Kune. Le mois dernier, elle a remporté le titre de Best Sportswoman of the Year aux National Sports Awards. La double championne d’Afrique se rendra en Chine au mois de mai pour les Championnats du monde de badminton par équipe. Elle compte aussi décrocher un billet pour les Jeux Olympiques de Rio prévus en août. « C’est la priorité du moment ! » conclut-elle.

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