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Kariim Gooljar, victime d’un accident à D’Épinay : à 26 ans, il laisse derrière lui une vie pleine de projets

Par Kendy Antoine
Publié le: 12 July 2026 à 08:28
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Kariim Gooljar nourrissait de nombreux projets et rêvait de construire son avenir aux côtés de sa fiancée.
Kariim Gooljar nourrissait de nombreux projets et rêvait de construire son avenir aux côtés de sa fiancée.

Kariim Gooljar multipliait les projets et rêvait d’ailleurs. Sa disparition brutale dans un accident à D’Epinay plonge sa famille dans la douleur et soulève de nombreuses interrogations.

À Boodhoo Lane, Sébastopol, la douleur est encore vive. Dans la maison familiale des Gooljar, les souvenirs de Kariim sont omniprésents. À seulement 26 ans, le jeune homme imaginait son avenir entre travail, voyages et vie de couple. Après avoir travaillé dans une maison de jeu, puis comme agent de sécurité, il nourrissait un autre rêve : devenir coiffeur et, un jour, travailler à son propre compte. Il avait déjà entrepris les démarches nécessaires pour suivre une formation. « Li ti fini fer demars pou swive enn kour kwafer. Li fini payer, li ti pou kommanse la », raconte son père.

Kariim avait déjà tracé les grandes lignes de son avenir. Le couple partageait le même désir de bâtir un avenir professionnel autour de leurs métiers respectifs. Déjà active dans l’esthétique, sa fiancée devait être rejointe par Kariim dans cet univers après sa formation en coiffure, avant qu’ils ne tentent ensemble l’aventure professionnelle à bord d’un bateau de croisière. 

« Sa fiancée travaille dans le domaine de l’esthétique, tandis que Kariim s’apprêtait à suivre une formation en coiffure. Une fois celle-ci achevée, le couple comptait entreprendre des démarches pour travailler sur un bateau de croisière », poursuit son père, le cœur lourd.

En attendant de concrétiser ce projet, Kariim travaillait comme vigile. Il venait d’ailleurs d’intégrer une nouvelle compagnie de gardiennage. Le jeune homme souhaitait également construire sa maison et fonder son propre foyer. « Il voulait attendre encore un peu avant de commencer les travaux », confie son père avec tristesse.

Aîné d’une fratrie de quatre enfants, Kariim occupait une place particulière au sein de sa famille. Pour son père, il n’était pas seulement un fils, mais aussi une présence rassurante et cette « main droite » sur laquelle il pouvait toujours compter. « Je n’arrive pas à croire que mon fils est parti. J’ai l’impression d’être dans une vision, comme si ce n’était pas réel », confie-t-il, la voix chargée d’émotion.

Un conducteur prudent 

Dans la cour familiale, le père de Kariim montre une autre motocyclette que son fils avait l’habitude de conduire. Passionné de deux-roues, le jeune homme possédait, selon ses proches, une solide expérience de la conduite.

Son frère Tawfeeq rejette l’image d’un motocycliste imprudent. Selon lui, Kariim maîtrisait différents types de deux-roues et connaissait bien les risques de la route. « Il savait comment se comporter sur la route. Il pouvait conduire différentes motocyclettes. Celle avec laquelle il a eu l’accident était même l’une des plus petites qu’il utilisait », explique-t-il.

Sa mère garde, elle aussi, le souvenir d’un fils prudent. Elle voyageait souvent à moto avec lui, notamment sur les routes de campagne. « Il roulait doucement, comme quelqu’un de beaucoup plus âgé. Il ne prenait pas de risques. Il roulait dans les champs et jamais il ne lui est rien arrivé », confie-t-elle.

Les circonstances exactes de la collision font toujours l’objet d’une enquête. Encore sous le choc, la famille de Kariim souhaite comprendre l’enchaînement des événements qui a conduit à sa mort.

Le policier inculpé d’homicide involontaire

Le policier de 21 ans impliqué dans l’accident mortel a comparu jeudi devant la cour de Pamplemousses. Il a été provisoirement inculpé d’homicide involontaire. Il a dû fournir une caution de Rs 35 000 et signer une reconnaissance de dette de Rs 100 000. L’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances exactes de la collision qui a coûté la vie à Kariim Gooljar.

 

 

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