Live News

Journée internationale des femmes : ces ‘warriors’ de la résilience 

Publicité

De nombreuses femmes traversent des situations difficiles chaque jour. En tant que filles, sœurs, épouses et mères, elles font face à ces défis avec un mélange de sourires et de larmes. Si certaines ont tendance à abandonner, d’autres sont motivées par le désir de faire face avec courage. Malgré les épreuves, des femmes démontrent une remarquable résilience avec le soutien de Caritas Solitude, sous la houlette de Christiane Pasnin. 

La perte d’un enfant

christianne
Christiane Pasnin coordinatrice de Caritas Solitude a soutenu depuis 15 ans 350 femmes comme Sheila, Maria et Angela.

Sheila est cuisinière. À l’aube de la cinquantaine, elle a traversé des épreuves très difficiles. Cette mère de deux enfants a été abandonnée par son époux. Même si cette épreuve ne l’a pas profondément affectée, la mort soudaine de son aîné, âgé de 23 ans, dans un accident de la route le 31 janvier, l’a complètement anéantie. 

« C’ était le réveillon. Mon fils était avec un ami à moto. Li ti pe rant lakaz pou sonn petar kan enn van inn bat ar zot. Il est mort sur le coup. Cela a été le choc pour moi. Ma vie a basculé depuis », raconte-t-elle.  Le chemin vers la guérison a été ardu, et le décès de son fils a laissé des séquelles psychologiques durables. Confrontée à cette douloureuse réalité, Sheila s’est retirée émotionnellement, devenant ainsi une mère absente pour sa cadette qui, pendant de longues années, a dû se débrouiller seule pendant que Sheila restait plongée dans la tristesse. 

« Mo tifi inn debriy li tousel pandan sis an. Mo pa ti mem kapav okip li kan li ti pe al lekol. Heureusement, le collège où elle était scolarisée offrait des repas. Je suis fière que, malgré tout, elle a pu terminer sa scolarité avec brio », poursuit-elle. 

Aujourd’hui, 10 ans après cette tragédie, Sheila a pu surmonter son chagrin et a retrouvé le sourire grâce aux enfants dont elle s’occupe au quotidien. « J’ ai dû suivre plusieurs sessions avec des psychologues et autres professionnels. Aujourd’hui, j’ ai pu faire mon deuil même si la douleur d’ avoir perdu mon fils reste dans mon cœur », souligne Sheila. 

Sandrine, dans la vingtaine, est puéricultrice. À un jeune âge, elle a été entraînée dans une spirale destructrice liée à la consommation de drogues, initialement débutée avec la cigarette à l’école. Elle a progressivement glissé vers le gandia avant de devenir dépendante de substances synthétiques. Sa vie a pris une trajectoire difficile, la forçant à abandonner ses études.  « A cause de mon addiction, j’ ai dû faire face à des choses auxquelles je ne m’étais pas préparée comme une grossesse précoce. J’ ai pendant des années négligé mon enfant », dit-elle.  Malgré sa responsabilité de jeune mère tout en travaillant, elle détournait son argent pour nourrir sa dépendance quotidienne. Cependant, par amour pour ses enfants, elle a réussi à trouver la force nécessaire pour surmonter son addiction. « Un jour, je me suis dit que je ne pouvais continuer ainsi. La volonté était là. J’ai donc fait un gros travail sur moi-même pour vaincre mon addiction animée par l’amour de mon enfant », précise Sandrine. 

Sous les coups de son mari

Maria s’est éperdument éprise de l’homme qui allait devenir son époux et père de son enfant. Cependant, au lieu de vivre le conte de fées tant rêvé, elle a vécu l’enfer. Pendant de longues années, elle a été confrontée à la violence de son conjoint. Victime de violences conjugales, elle ne nourrissait qu’un seul souhait : mourir.

« Mon époux me frappait. Je subissais aussi des violences verbales. Il me tirait par les cheveux. Un jour, je me suis coupé les cheveux pour qu’il arrête, mais cela l’a rendu fou de rage », se rappelle-t-elle. 

Maria voulait se donner la mort. Cependant, elle était consciente que son enfant serait le plus grand perdant dans cette tragédie. Un jour, puisant le courage nécessaire, elle a fui le foyer conjugal avec son enfant. « J’ ai réalisé que si je me donnais la mort, mon enfant allait souffrir car mon ex-époux allait, lui, refaire sa vie. J’ai fui avec mon enfant. Je me suis ‘empowered’ et aujourd’hui, je vole de mes propres ailes », affirme-t-elle.

Malgré les séquelles de son passé douloureux, elle a trouvé la force de surmonter ces épreuves et d’oublier. Aujourd’hui, elle est mariée à un homme doux et aimant qui lui a donné la joie d’avoir deux autres enfants.

Tout pour sa fille

Elle traverse une période difficile. En effet, sa fille est malheureusement tombée dans la toxicomanie, ce qui a conduit Angela à prendre en charge l’éducation de ses petits-enfants. Malgré les défis liés à avoir une fille dépendante de la drogue, Angela s’efforce de jouer le rôle de grand-mère aimante, guidant ses petits-enfants qui ont besoin d’affection maternelle.   « Ma fille a malheureusement sombré dans la drogue, négligeant ses enfants. Or, je ne peux pas l’abandonner, c’est mon enfant. Souvent je me dispute avec mon fils à ce sujet.  », relate Angela.  Dans le même temps, elle met tout en œuvre pour aider sa fille à se libérer de cette dépendance, trouvant la force nécessaire dans sa foi en Dieu. « Je m’ occupe de mes petits-enfants et, en même temps, je fais de mon mieux pour aider ma fille. Je garde espoir qu’elle finira un jour par sortir de cette spirale infernale », croit fortement Angela. 

 

Notre service WhatsApp. Vous êtes témoins d`un événement d`actualité ou d`une scène insolite? Envoyez-nous vos photos ou vidéos sur le 5 259 82 00 !