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Journée internationale de la Femme - le PM : «Des prêts de Rs 500 000 sans garantie aux entrepreneures» 

Kobita Jugnauth, Fazila Daureeawoo, Pravind Jugnauth, Ivan Collendavelloo, SAJ et Lady Sarojini Jugnauth à Pailles.

Plus de mesures afin de promouvoir le rôle de la femme, tant sur le plan économique que social. C’est l’engagement pris par le PM  Pravind Jugnauth, qui s’exprimait vendredi, au SVICC, à l’occasion des célébrations de la Journée internationale de la Femme.

Inciter les femmes à se lancer dans l’entreprenariat. C’est ce que projette le gouvernement en permettant aux femmes d’avoir accès à des sources de financement plus favorables. Le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, a annoncé que les entrepreneures pourront obtenir des prêts bancaires jusqu’à Rs 500 000 sans avoir à donner des garanties avec un taux d’intérêt de 3 %. « Je connais les difficultés qui existent lorsqu’il faut contracter un emprunt », a déclaré Pravind Jugnauth. Il a également affirmé que les entrepreneures auront l’occasion de vendre leurs produits dans les parcs industriels. « 40 % des espaces des parcs industriels seront réservés aux entrepreneures », a-t-il ajouté.

Pravind Jugnauth a affirmé que son gouvernement s’engage à combattre toutes les formes de discriminations contre la femme mauricienne « et surtout celles qui sont en train de se battre pour leur culture ». Il a rendu hommage à Sooleka Dalwhoor, qui avait eu recours à l’Employment Relations Tribunal afin de défendre son droit au port du tika sur son lieu du travail. Le PM a, dans le même souffle, salué la performance de Murielle Ravina à Miss World. 

Pravind Jugnauth a fait part de son intention d’œuvrer davantage dans l’intérêt de la femme mauricienne et a souligné que les mesures présentées par son gouvernement ont grandement aidé la femme mauricienne. « Le salaire minimal et la Negative Income Tax ont beaucoup aidé la femme à Maurice. Une femme cleaner touchait Rs 1 500 par mois auparavant », a-t-il tenu à rappeler. La mesure visant à rendre l’accès à l’enseignement supérieur gratuit s’annonce aussi dans la même logique, a ajouté le chef du gouvernement, car dans le passé, dit-il, plusieurs parents préféraient privilégier leurs fils au détriment de leurs filles lorsque cela concernait l’éducation. « Nous voulons que toutes les filles obtiennent les mêmes chances que les garçons », a-t-il déclaré. 

Le prochain Budget qu’il est en train de préparer accordera également une attention particulière aux femmes, a-t-il promis. En ce qu’il s’agit de la violence domestique, Pravind Jugnauth a annoncé la création d’une hotline avec le concours de Mauritius Telecom (MT). « Zom ki lev lame lor fam se enn zanimo. Bizin eliminn tout sort form violans kont bann fam e sirtou fisik », a-t-il fait part.

C’est sur un ton électoraliste que Pravind Jugnauth a conclu son discours. « Les femmes connaissent ma sincérité. Les mesures qui ont été prises par sir Anerood Jugnauth et par moi ont démontré notre sérieux. Je peux vous assurer que nous serons encore là pour réaliser d’autres projets. Destin pou dan ou la main. Kan sa moman la arive ou pou konn fer bon swa ».

« Mo pa ti dan karo kann, mo pa kapav pas enn zizman »

Le Premier ministre a réagi pour la première fois sur l’affaire « Karo Kann » impliquant Kalyan Tarolah. Pravind Jugnauth a soutenu qu’il a dû demander des explications après la publication de l’affaire « Karo Kann ». Plusieurs allégations ont été faites et Kalyan Tarolah lui a donné sa version.

« Je ne suis pas une cour de justice », affirme Pravind Jugnauth. « Mo pa ti laba, ni dan sime, ni dan karokan pou mo kapav dir kinn arive ».

Pravind Jugnauth ajoute qu’il attend que l’enquête policière suive son cours : « Mo pas le rant dan bann detay ». Mais le chef du gouvernement affirme qu’il prendra une décision au moment voulu, soit à la conclusion de l’enquête. Le Premier ministre a insisté qu’il ne défend personne, mais a soutenu que toute la population connaît ses principes : « Je dénoncerai tous les abus contre les femmes, comme je l’ai toujours fait. »

Interrogé sur le fait que son député est impliqué dans deux cas de mœurs coup sur coup, le Premier ministre estime que, juridiquement parlant, «  sakinn pase yer pa enn prev de sakinn pase zordi ».