José Arunasalom : «Je suis dégouté de la lâcheté des gens»

Par Jean-Marie St Cyr
Publié le: 9 mars 2026 à 10:20
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Suspendu comme président du conseil d’administration de la Tourism Authority (TA) après des allégations de harcèlement sexuel et de malversations, José Arunasalom rejette catégoriquement ces accusations. Il affirme qu’aucune preuve ne le compromet et dénonce des lettres anonymes qu’il qualifie de lâches et diffamatoires.

Blessé par les allégations formulées à son encontre, José Arunasalom affirme que tout ce qui lui est reproché est totalement « faux ». « Je suis dégoûté de la lâcheté des gens », dit-il. Il explique que la Tourism Authority était restée pendant plusieurs mois sans direction, ce qui aurait entraîné un certain laisser-aller. Selon lui, l’arrivée d’un nouveau Board a marqué une tentative de remettre de l’ordre et d’instaurer davantage de discipline au sein de l’institution. C’est dans ce contexte, soutient-il, que des lettres anonymes et diverses allégations ont été formulées contre lui.

« Vous savez, à Maurice, quand on met de la discipline, les gens ne sont pas contents. Ils étaient installés dans leur zone de confort. Quand on met de la discipline, les gens appellent ça de la brutalité, de l’agressivité. C’est complètement faux », affirme-t-il. Il estime ainsi qu’il est exagéré de dire qu’il a été brutal.

Concernant sa suspension pour des allégations de harcèlement sexuel, José Arunasalom parle d’accusations diffamatoires. Il reconnaît toutefois qu’une employée de la TA a réclamé une « precautionary measure » après qu’il l’a rappelée à l’ordre pour avoir fait un usage de faux dans un document officiel. « Il n’y a pas de déclaration pour ce qui m’a été reproché », avance-t-il.

Parmi les accusations évoquées figurent également des allégations de malversations. José Arunasalom affirme que rien de compromettant n’a été établi contre lui. Une entrée a d’ailleurs été faite dans une station de police dans ce sens, indique-t-il.

Suspendu à la suite d’une décision du Conseil des ministres prise le vendredi 7 mars, il espère pouvoir retrouver son poste à la TA afin de poursuivre son travail. Il se dit confiant quant à l’issue de l’enquête. « Je suis convaincu que l’enquête ne va pas trouver ce qu’on me reproche », déclare-t-il.

José Arunasalom envisage par ailleurs d’entamer des poursuites pour diffamation contre ceux qui ont tenté, selon lui, de ternir sa réputation. Il qualifie de lâches les auteurs de lettres et courriels anonymes. « Ils n’ont pas eu le courage de se mettre à découvert. Il n’y a que les lâches qui se cachent derrière l’anonymat. Si leurs accusations sont fondées, qu’ils viennent m’affronter en face ou devant les autorités concernées », lance-t-il.

Face à l’ampleur prise par l’affaire, il indique être « dégoûté » par la situation. « Je me suis donné à fond depuis ma nomination pour faire avancer les choses. J’ai agi non seulement comme chairman, mais aussi comme directeur alors qu’il n’y avait pas de titulaire à ce poste afin de redresser la situation », soutient-il.

Malgré les événements actuels, José Arunasalom dit rester déterminé à poursuivre son travail une fois qu’il aura retrouvé son poste. « Je compte faire de la Tourism Authority un exemple de bonne gestion en mettant de l’ordre là où il faut », conclut-il.

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