Xplik ou K

Jeux des îles de l’océan Indien : le mode de vente des billets contesté

L’agence Ottayo reconnaît qu’elle n’a pu gérer au mieux la vente des billets en ligne, car dépassée.

Tous les billets mis en vente pour les Jeux des îles de l’océan Indien ont été vendus en un rien de temps, provoquant l’irritation de la part de ceux qui n’ont pu s’en procurer. Si les organiseurs officiels se disent eux-mêmes surpris par l’engouement que suscite l’événement qui doit démarrer à partir du 19 juillet, les voix se sont élevées contre le mode de vente des billets. 

Comme celle d’Anecka, cette auditrice qui est passée sur l’antenne de Radio Plus le vendredi 5 juillet lors de l’émission Explik ou Ka, pointe du doigt la compagnie qui a décroché le contrat de vente. Elle lui reproche de n’avoir pas donné suite à son appel malgré l’engagement pris dans ce sens.

Elle a fini par apprendre que les billets étaient épuisés. 

« La compagnie a été mal inspirée de lancer les ventes de billets pour les rencontres de basket-ball un mardi à 18h30, soit en dehors des heures de bureau, a-t-elle fait remarquer. Le lendemain matin (mercredi), tous les billets étaient vendus. Je pense que c’est dû au fait que des gens malintentionnés en ont acheté un grand nombre avec l’intention de les revendre au marché noir.»

Sollicité pour des commentaires, le Commissaire des Jeux, Sada Vuddamalay, a indiqué sur le plateau : « Les organisateurs ont été les premiers surpris par le public qui a acheté les billets jusqu’à leur épuisement pour les compétitions les plus intéressantes mais aussi pour les épreuves dont il ne connais pas encore nos adversaires en demi-finale et en finale. C’était la fièvre aussi pour d’autres disciplines, comme le basket-ball, de même que pour la natation, le tennis de table, l’haltérophilie et le judo. Pour le basket-ball, la salle ne peut accueillir que 425 personnes. Si on exclut les places réservées aux sponsors, il n’en reste que 300 disponibles pour les membres du public. Pour éviter les abus, on a fixé un seuil limite de cinq billets par personne mais la source du problème, c’est finalement le manque d’infrastructures sportives spacieuses. » 

Sada Vuddamalay a ajouté : « C’est malheureux que bon nombre de Mauriciens ne seront pas en mesure d’assister aux épreuves dans les lieux où elles vont se dérouler. Toutefois, le comité organisateur a pris les dispositions nécessaires afin de leur permettre de suivre les compétitions-phares en direct à la télévision à travers une planification qui s’assure que les épreuves les plus populaires aient lieu à des heures différentes. »

Kevin, responsable commercial de Rezo Otayo, a concédé que l’auditrice, Anecka, a été privée de ses billets bien qu’elle ait appelé en avance à la compagnie. « On avait pris les coordonnées de la dame avec l’engagement de l’appeler par la suite mais on n’a pu le faire du fait que 40 000 internautes ont visité notre site pour les billets des jeux et d’autres besoins. Dans notre ‘call centre’, nos agents ont dû gérer 4 500 demandes au lieu des 200 habituelles par jour. Avec un effectif de 14 agents, il était impossible de gérer efficacement tous ces appels entrants. »

Kevin a ajouté que, suivant les directives du comité organisateur, le centre a décidé de mettre les billets en vente au fur et à mesure que se déroulent les compétitions. « Nous avons adopté le mode de vente en vigueur au niveau international. » Au cours de l’émission, on a appris que des annonces, passées sur Facebook, proposent des ventes comme des demandes de billets. Ce qui vient donner raison à Anecka qui a soulevé la question sur les ondes.

 

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