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Jérémie Machenley Azmoth : l’amour du trapèze à Batterie-Cassée

Jérémie Machenley Azmoth

Sa performance de danse aérienne au concours Caudan Live au mois de décembre n’a laissé personne indifférent. Jérémie Machenley Azmoth est un jeune trapéziste au talent prometteur.

« J’ai choisi d’exécuter une danse aérienne dans le but de partager ma passion pour le cirque avec les Mauriciens. J’ai aussi voulu montrer que nous avons le potentiel de faire ce que l’on voit à la télé », confie Jérémie.

Le gagnant de la catégorie danse lors du concours Caudan Live souligne que cette victoire est plus qu’un honneur, car il vient d’un endroit souvent critiqué. « Je me réjouis de pouvoir démontrer qu’à Batterie-Cassée il n’y a pas que des choses négatives et des personnes sans avenir. Nous avons du potentiel pour accomplir de grandes choses. Il suffit de croire en soi et ne pas lâcher prise », dit-il.

Jérémie Azmoth a commencé d’abord en tant que comédien dans des spectacles pour enfants en 2003 avec la Compagnie Rémy Vachet et a ensuite fait des spectacles dans les hôtels. Puis, suite à la visite des professionnels du cirque à Maurice en vue de former les jeunes, il découvre la danse aérienne. C’était en 2015. Il débute son aventure aérienne en tant que G.O cirque (instructeur au trapèze volant) et performeur de danse aérienne dans un hôtel.

« Je dois dire que j’ai eu de la chance d’avoir été formé par les mains des meilleurs comme Claudia Ayala, Gutish Gunga, Gabriel Sapienza, Alit Karmawan et Lester Green. Grâce à eux, j’ai pu atteindre un niveau de professionnalisme et avoir du respect pour le cirque », ajoute notre interlocuteur.

Jérémie explique que la danse aérienne est une discipline qui regroupe les techniques du trapèze, tissu et cerceau aérien. « Cette discipline utilise la technique du cirque pour s’approcher du geste dansé utilisant un autre espace et un autre langage chorégraphique. La danse aérienne me permet de me canaliser, de m’exprimer plus librement et me permet de faire le vide et de me retrouver lors de mes spectacles », révèle Jérémie.

Pour lui, être un danseur n’est pas toujours bien vu dans la société mauricienne, surtout s’il ne fait pas partie de l’élite. « Mon parcours n’a pas été aisé. J’ai eu des hauts et des bas, des bons comme des mauvais moments, mais ma soif de persévérer est plus forte que tout », confie-t-il.

Le projet de Jérémie Azmoth est d’ouvrir une boîte événementielle qui produira des spectacles et des numéros de danse aérienne à travers l’île. Par la suite, il aimerait monter une école de cirque qui offrira des cours, comme le trapèze volant et la danse aérienne.