Faits Divers

Jelogan Mavisa, 18 ans, fauché en pleine jeunesse : il aspirait à devenir peintre professionnel

Il avait arrêté les études, où il excellait, pour se consacrer à la peinture.

Le nom de Jelogan Joedanick Mavisa, âgé de 18 ans, est venu s’ajouter à la liste des victimes d’accident de la route cette semaine. Le jeune homme, aussi appelé Denovan, était à motocyclette lundi matin, quand il a heurté un autobus sur la route principale à La Chaumière, Bambous. Il est mort sur le coup. Sa famille est meurtrie par ce drame.

Depuis l’accident, Clegeorge, le père de la victime âgé de 50 ans, ne peut cacher sa peine. « Il y avait tant de projets qu’il voulait réaliser. Son rêve était de devenir peintre professionnel », indique le père de Denovan, dont les rêves et aspirations se sont arrêtés brusquement. 

Déjà quand il était adolescent, Denovan, qui était le benjamin d’une fratrie de quatre enfants, savait ce qu’il voulait faire. « Il a fréquenté le collège SSS Ébène et possédait beaucoup de qualités », explique son père, qui exerce comme peintre en bâtiment. Le jeune homme n’a pas tardé à lui emprunter le pas et à trouver sa voie. Clegeorge ajoute : « Quand il était âgé d’environ 14 ans, il m’accompagnait sur les chantiers. Puis, il aimait tellement ce métier, qu’il a voulu arrêter ses études pour travailler avec moi. » C’est ainsi qu’à 17 ans, il s’est consacré à son travail.

Passionné par la peinture et la moto

« Mon fils voulait faire de ce métier son gagne-pain. Comme il était brillant, je lui ai dit qu’il lui fallait apprendre d’autres techniques qui m’étaient inconnues pour les mettre ensuite en pratique. Il a commencé à regarder sur Internet et a appris rapidement les ficelles du métier », raconte Clegeorge. Celui-ci était si heureux et fier quand ses clients lui disaient qu’ils étaient satisfaits du travail de Jelogan. « Mon fils était rigoureux et méticuleux. J’avais tellement confiance en ses capacités que je le laissais travailler seul », relate-t-il.

En plus de l’amour pour son travail, le jeune homme vouait une passion pour la moto. « Muni de son learner, il y a deux semaines de cela, il s’était rendu aux Casernes pour fixer son rendez-vous pour passer l’épreuve pour décrocher son permis de motocyclette. Il disait qu’il allait acheter une moto pour éviter la fatigue causée par le voyage en autobus après une journée de travail. J’avais placé mon espoir en lui pour qu’il reprenne les rênes. » Il avait aussi une petite amie. « Cela faisait deux ans qu’ils étaient ensemble. La mort de Denovan l’a grandement affectée », indique le père du jeune homme.

Megane, 21 ans, est la sœur de Denovan. Elle ne peut pas croire qu’il les a quittés pour toujours. « Nous étions très proches. À chaque fois que cela n’allait pas, il trouvait toujours le moyen de me faire rire. Il était jovial et il laisse un grand vide derrière lui », nous dit-elle. Désormais, ses proches s’accrochent à leurs souvenirs pour se réconforter.

Identifié grâce à sa paire de savates

Le dimanche 1er mars, Denovan s’est rendu chez un ami à Mont-Roches et n’est pas retourné à la maison. Le lendemain, le lundi 2 mars, un grave accident a eu lieu sur la route principale à La Chaumière, Bambous. Un jeune motard a heurté de plein fouet un autobus qui venait dans la direction opposée. C’était Denovan, qui n’a pas survécu à l’impact. 

Quand ses proches ont appris cette nouvelle, ils ont téléphoné à la police, mais ils n’ont pas obtenu le nom de la victime. C’est en voyant des images de l’accident sur les réseaux sociaux que ses proches ont reconnu une paire de savates, similaire à celle portée par le jeune homme.

Jelogan Joedanick Mavisa (à l’extrême gauche) en compagnie de sa famille.
Jelogan Joedanick Mavisa (à l’extrême gauche) en compagnie de sa famille.

 

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