Interview

Jayen Chellum, secrétaire-général de l’Acim : «Je trouve cette baisse des prix des carburants insuffisante»


Quel est votre lecture de la baisse des prix des carburants ?

Je suis loin d’être d’accord avec ce pourcentage de baisse qui est proposé par la State Trading Coorporation. Depuis octobre 2018, il y a eu une dégringolade des prix des carburants. Quant au cours du baril de pétrole, on prévoit une nouvelle baisse en 2019. De ce fait, les baisses de Rs 2,00 sur le diesel et de Rs 2, 65 sur l’essence, sont insuffisantes. Le gouvernement aurait dû proposer une baisse totale de plus de Rs 4,00 sur les deux produits.

Quelle est la décision prise  niveau de la ‘Plateforme Pou Baisse Prix Lessence ek Diesel’ ?

Nous allons tenir une réunion cette semaine pour décider de la marche à suivre.

Par ailleurs, il y a eu une hausse de deux contributions au niveau du prix du carburant. Qu’en pensez-vous ?

Il y a eu une augmentation de 35 centimes par litre d’essence et de 20 centimes par litre de diesel pour le stockage de ces produits pétroliers. La contribution des subsides sur le gaz ménager, la farine et le riz ont également augmenté de Rs 1,25 par litre d’essence. Là où le bât blesse, c’est qu’il y a toujours une augmentation de la taxe. Finalement, avec cette hausse de la taxe sur le carburant, le gouvernement augmente les prix à plus de 100 %. Toute cette augmentation, c’est pour contrer les effets de la baisse de Rs 4,00 et augmenter les revenus du gouvernement. L’année dernière, la plateforme a mené une bataille contre ces taxes excessives sur les produits pétroliers. Mais le gouvernement n’a pas accepté nos propositions.

Je tiens à faire ressortir qu’il y a eu une chute des prix du gaz au niveau mondial. Le LPG (gaz ménager) est un mélange de propane et de butane à hauteur de 15 à 25% environ. Les prix mondiaux du propane et du butane ont diminué de plus de 200 dollars, d’octobre à décembre 2018. La tendance baissière aurait dû étre suivie à Maurice également.

Et les consommateurs dans tout cela...

C’est la classe moyenne qui souffre le plus. Il y a au moins 430 000 véhicules privés en circulation. La majorité de ces véhicules appartiennent à la classe moyenne. Une baisse des prix plus conséquente des carburants aurait eu des effets positifs sur leur pouvoir d’achat. Malgré l’introduction de l’impôt négatif et le salaire minimum, les moyens financiers de la classe moyenne sont réduits avec l’inflation.

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