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Janvier - Le mois le plus long de l’année : comment les Mauriciens s’en sortent ?

Après les dépenses de fin d’année et pour la rentrée scolaire, les Mauriciens sont nombreux à se retrouver avec le portefeuille vide. Comment surmonter la morosité durant le plus long mois de l’année ?  Micro-trottoir.

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Jenna Appadu-Pydatalli, 31ans, enseignante au primaire : « Je me débrouille grâce à des économies »

JennaElle a appris de son expérience comment gérer son budget pour janvier. « Le mois dernier nous avons fait des dépenses bien calculées. On a fait des économies pour que le mois de janvier ne devienne pas un casse-tête », dit Jenna Appadu-Pydatalli. Par ailleurs, avec l’arrivée  de son premier enfant en 2018,  elle devrait  se serrer davantage la ceinture.  « Je vais devoir trouver une garderie pour mon bébé de 10 mois et c’est pas donné.Donc, il faut désormais être encore plus prudent dans les dépenses », dit-elle.


Arjun Iramon, 30 ans, employé chez Omnicane : « Difficile de sortir la tête de l’eau »

ArjoonAvec son mariage prévu en février prochain et la construction de sa maison qui est en cours, Arjun Iramon se retrouve dans une situation financière particulièrement critique en ce début de la nouvelle année.  « Je n’ai pas fêté le Nouvel An comme il fallait cette année car je préfère économiser pour mon mariage pour le mois prochain.  Avec le coût de la vie qui ne cesse d’augmenter, c’est difficile de sortir la tête de l’eau », dit-il. En outre, ce dernier dit être déjà endetté. « J’ai dû avoir recours à un prêt bancaire pour compléter la construction de ma maison. Ainsi, je n’ai pas d’autre choix que de faire des dépenses judicieuses », affirme-t-il.


Kamla Hippolyte, 53 ans, femme au foyer : « Je suis toujours en attente des remboursements de la Sécurité Sociale »

KamlaMère d’une fille handicapée, étudiante à l’Université de Maurice,  Kamla Hippolyte ne sait pas quelle porte frapper pour trouver de l’aide en ce début de janvier. « Nous n’avons pas fait de dépenses extravagantes pour la période  festive car nous sommes déjà dans une situation difficile. Mais le plus gros problème demeure le remboursement des frais de transport de ma fille.  Je dois trouver de l’argent pour la véhiculer à l’université dans un taxi.  J’attends toujours les remboursements et l’allocation de la part de la Sécurité Sociale », martèle cette mère.


Muazin Banarally, 31 ans, entrepreneur : « Business as usual »

MuazinLa fin de l’année n’est pas forcément le mois où les dépenses sont plus élevées. C’est l’avis de Muazin Banarally.  « Je gère un atelier de fabrication de meubles et on a travaillé jusqu’au dimanche 30 décembre. Donc, je n’ai pas eu vraiment le temps de faire de gros achats. Par ailleurs, je n’attends pas la fin de l’année pour rénover ma maison », dit-il. Ainsi, le début de janvier demeure ‘business as usual’ pour cet entrepreneur. « Ma poche est toujours remplie », se réjouit-il.

 

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