Mise à jour: 25 janvier 2026 à 14:00

Janvier, ce mois qui nous met face à nous-mêmes

Par Le Dimanche /L' Hebdo
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mauricien

Le tourbillon de décembre est loin derrière nous. En cette troisième semaine de janvier, Maurice a adopté son tempo de croisière, entre douceur de vivre et simplicité. Comment nos compatriotes vivent-ils ce mois singulier ? Immersion dans un quotidien qui prend enfin le temps d’exister.

Emilie Carnel Botford, 27 ans, Sales Representative : « Je reprends le contrôle de mon temps »

« Janvier est, pour moi, un mois plus calme et plus posé, presque comme une respiration après l’effervescence de décembre. Après les fêtes, les sollicitations constantes et le rythme effréné de la fin d’année, on sent vraiment un ralentissement s’installer, aussi bien au travail qu’à la maison. Ce changement de tempo fait du bien. C’est une période idéale pour se recentrer, remettre de l’ordre dans son quotidien et retrouver une routine plus simple et plus équilibrée.

J’apprécie particulièrement le fait de reprendre le contrôle de mon temps. Les journées sont mieux organisées entre le travail et les enfants, avec moins de précipitation. On fait aussi davantage attention au budget après les dépenses des fêtes, ce qui pousse à consommer plus consciemment. Enfin, janvier permet de privilégier des moments calmes en famille, qui apportent une vraie sensation de bien-être et de stabilité. Si je devais résumer janvier en trois mots, je dirais ralentissement, organisation et équilibre. »

Lorina Kadaree, 21 ans, étudiante : « Une transition avant un nouveau chapitre »

« Le mois de janvier s’est imposé comme un temps de pause et de réflexion. Loin de l’effervescence et des grandes résolutions souvent associées au début de l’année, il a plutôt été marqué par une période de transition intérieure. L’énergie n’est pas toujours constante : certains jours sont portés par l’envie de bien faire, d’autres par une fatigue plus présente. Janvier devient alors un mois d’observation, où l’on se prépare mentalement à reprendre un rythme plus structuré.

Dans le quotidien, ce temps avant la reprise a permis d’apporter quelques changements. Prendre du temps pour soi reste essentiel, que ce soit à travers des moments de calme, la créativité ou simplement le fait de ralentir. Ce mois a aussi été l’occasion de revoir ses attentes envers soi-même, d’accepter que tout ne soit pas parfaitement en place dès le départ.
Si janvier devait être résumé en trois mots, ce serait : introspection, préparation et réalignement. Un mois parfois lourd, mais nécessaire, qui sert de transition avant un nouveau chapitre et pose les bases pour une reprise plus consciente et équilibrée. »

Milaena Orange, 24 ans, étudiante en marketing digital : « Je veux briser mon lien toxique avec Internet »

« Le mois de janvier est comme un mirage sur le bord de la route : une illusion de lenteur alors que le temps s’enfuit irrémédiablement. Le temps file tellement vite que nous perdons nos repères. J’aurais aimé être moins stressée, angoissée ou frustrée par mon avenir après mes études. L’île Maurice devient méconnaissable et beaucoup de jeunes ne sont plus assurés d’une carrière prospère une fois diplômés.

Cette année, je souhaite réduire mon activité sur les réseaux. Certes, travailler dans le marketing digital sans utiliser les réseaux sociaux peut sembler paradoxal, mais je désire briser la toxicité de ce lien avec Internet afin de ne plus sacrifier des heures au défilement machinal des écrans. Mon ambition est d’apprendre de nouvelles choses et de découvrir la beauté du monde réel, plutôt que de rester figée dans le virtuel. Au lieu de s’emmurer derrière une vitre froide, pourquoi ne pas chérir nos liens familiaux ou simplement s’accorder le luxe du temps pour soi ?

Pour moi, janvier est synonyme de révélateur, motivation, et pression. »

Pallavi, 20 ans, étudiante : « Prendre soin de soi devient une priorité »

« Pour moi, le mois de janvier marque un nouveau départ. Il me pousse surtout à réfléchir. Je prends le temps de revoir mes objectifs, autant sur le plan personnel que professionnel, et de me demander ce que je veux réellement améliorer cette année.

C’est aussi un mois de bilan. Je repense à l’année précédente, à ce qui a fonctionné, mais aussi à mes erreurs. J’essaie d’en tirer des leçons plutôt que de rester sur des regrets. 

Dans mon quotidien, j’essaie de changer certaines habitudes. Je fais plus attention à la gestion de mon temps, à la ponctualité et surtout à mon bien-être mental. Prendre soin de soi devient une priorité.

Si je devais résumer janvier en trois mots, je dirais : réflexion, motivation et espoir. »

Vassen Kauppaymuthoo, ingénieur en environnement et océanographe : « On prend le temps de repenser certaines habitudes »

« Pour moi, janvier est avant tout un mois de réflexion. C’est une période marquée par une coupure symbolique : l’année change, et avec elle notre regard sur le temps et sur les relations humaines. Après le rush des festivités, on se retrouve davantage en famille, dans un climat plus calme et plus intime. Ce ralentissement est nécessaire pour réfléchir, se recadrer et se recentrer sur l’essentiel. On prend le temps de repenser certaines habitudes, de se questionner sur notre façon de vivre et même sur la manière dont nous pouvons contribuer à changer le monde. Les liens familiaux deviennent alors une priorité.

Cette nouvelle année doit apporter davantage de réflexion et de défis afin de continuer à avancer. Je souhaite développer une conscience environnementale plus forte et m’ouvrir à de nouvelles technologies, qui évoluent sans cesse. J’ai recentré mes activités autour de ces objectifs.

Pour moi, janvier se définit par la couleur bleue, évoquant la mer plus profonde, par le mot luxuriant, grâce à la nature reverdie par la pluie, et par le terme défiant, face aux nombreux déséquilibres mondiaux. »

Jean Jason Jérémie, 26 ans, entrepreneur : « Le début d’une nouvelle étape »

« Le mois de janvier est certes le début d’une nouvelle année, mais surtout d’une nouvelle étape de ma vie personnelle. Ma famille s’agrandit avec la naissance de ma petite fille. Cela change beaucoup de choses. Il y a de nouvelles responsabilités, mais aussi une motivation plus forte. J’ai le sentiment de tourner une page importante et d’ouvrir un nouveau chapitre, avec plus de sens et de maturité.

Dans mon quotidien, le changement se fait en continu. Chaque jour apporte son lot d’enseignements. J’essaie de rester fidèle à mes valeurs, d’apprendre de chaque situation et d’avancer avec cohérence. Ce qui compte surtout, c’est le lien avec les autres. »

Glorine Maloupe, 35 ans, responsable des ressources humaines : « J’ai relancé plusieurs actions sociales »

« Je me sens plutôt motivée en ce mois de janvier. J’ai choisie cette période pour relancer plusieurs actions, notamment à travers mes groupes Youth Ambassadors et Emerging African Leaders, ainsi que via mon ONG, la Fondation Zenfan Africa. Je travaille autour d’un thème précis : comment adopter un mode de vie plus durable au quotidien. Cela passe par des gestes simples, comme le covoiturage ou le fait d’éteindre les lumières dans des espaces déjà bien éclairés.

Je partage aussi des solutions concrètes sur mes plateformes, en particulier sur la question de la sécurité des enfants dans les lieux publics. Ces derniers temps, on voit de plus en plus d’enfants se disperser et se perdre. Je sensibilise et propose des pistes de prévention accessibles à tous.

Sur le plan personnel, je me suis remise à écrire. L’écriture est devenue un moyen de faire passer des messages forts, notamment à travers le slam. Je prends aussi du temps pour renforcer ma foi et je reprends progressivement le jogging, afin de garder un équilibre entre le corps et l’esprit. Janvier se résume pour moi à la positivité, à la détermination et au fait de rester humble. »

Kamla Solamalay, 38 ans, admin officer : « Structurer davantage mes journées m’aide à avancer plus sereinement »

« Le mois de janvier est, pour moi, un mélange d’émotions. Il y a la reprise, bien sûr, mais aussi ce moment où l’on prend le temps de faire le point. C’est un mois de bonnes résolutions, mais surtout une nouvelle chance de recommencer et de s’améliorer.

Dans mon quotidien, j’essaie avant tout de laisser plus de place au silence. Structurer davantage mes journées m’aide à avancer plus sereinement. Il s’agit aussi de grandir, de tirer des leçons du passé sans s’y enfermer et de se concentrer sur l’avenir avec confiance.

Je fais également le choix de me protéger de la négativité. Préserver la paix intérieure devient une priorité. Janvier est pour moi un mois de renouveau, d’introspection et de positivité. »

Mohammad Hussein Owadally, 24 ans, Marketing Assistant : « Une continuité plutôt qu’un réel changement »

« Ce mois de janvier est avant tout marqué par le travail. La reprise s’est faite progressivement, mais le rythme du travail est vite revenu. J’ai tout de même pu profiter de quelques moments en famille, ce qui aide à se recentrer et à mieux repartir.

Janvier représente surtout la continuité plutôt qu’un réel changement. Une nouvelle année commence, certes, mais les responsabilités restent les mêmes. L’année précédente a été riche en expériences et en apprentissages, et je vois cette année comme une suite logique. Je prends aussi une année de plus, et même si ce n’est que le début, je ressens déjà certains changements, tant sur le plan personnel que dans ma manière de voir les choses. Malgré cela, j’aborde cette année avec motivation et espoir.

Dans mon quotidien, je continue surtout ce qui me fait du bien. Je pratique le tai-chi, le Pencak Silat et le Sanda Boxing avec Sensei Yasin, président de la Taichi Chuan Federation de Maurice, des sports que j’apprécie beaucoup et que je compte poursuivre sérieusement. J’aime aussi faire de la moto, des moments qui me permettent de souffler. Gérer mon temps est devenu essentiel, car je dois concilier à la fois le travail et le sport. Trouver cet équilibre demande de la discipline, mais c’est nécessaire pour avancer sereinement. »


Sanjana Gobin-Rambhojun, psychologue : « Beaucoup de résolutions échouent parce qu’elles arrivent trop tôt »

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Si janvier vous plombe, vous n’êtes pas seul. Fatigue, baisse de régime… la chute est parfois brutale. La psychologue Sanjana Gobin-Rambhojun démonte les rouages du blues post-fêtes et nous livre les clés pour transformer ce mois morose en tremplin pour notre bien-être.

Pourquoi janvier donne cette « gueule de bois émotionnelle » ?
Parce qu’on passe brutalement d’un trop-plein à un vide relatif. Décembre est saturé de stimulations : relations, bruit, émotions, dépenses, attentes sociales. En janvier, tout retombe. Le système nerveux ralentit, mais la vie professionnelle redémarre rapidement. Ce décalage crée une sensation de flottement, parfois de fatigue émotionnelle, parfois une tristesse diffuse qui n’est pas forcément liée à un événement précis.

Le blues de janvier existe-t-il à Maurice malgré l’été ?
Oui, mais il est moins climatique que psychologique. Ce n’est pas le manque de lumière qui pèse, mais plutôt le manque de sens après une période très ritualisée socialement. Quand les rituels tombent, on se retrouve davantage face à soi-même et, selon ce que l’on y trouve, cela peut être apaisant ou inconfortable.

Janvier ne crée pas l’état intérieur, il le révèle»

Le ralentissement peut-il être bénéfique ?
Oui, énormément. C’est une phase d’intégration. Psychologiquement, on ne peut pas passer d’une période intense directement à une projection vers l’avenir sans un temps de digestion. Le ralentissement permet de trier, de ressentir et de comprendre ce qui nous nourrit vraiment, avant de repartir.

Pourquoi les résolutions de janvier sont-elles souvent irréalistes ?
Parce qu’on se projette depuis un état de fatigue, et non depuis un état de clarté. On veut « faire mieux » sans encore comprendre ce qui nous a épuisés. C’est comme vouloir optimiser un système que l’on n’a pas encore observé. Beaucoup de résolutions échouent non par manque de volonté, mais parce qu’elles arrivent trop tôt.

Pourquoi certains vivent janvier comme une renaissance et d’autres comme une punition ?
Parce que janvier ne crée pas l’état intérieur, il le révèle. Si décembre a nourri, soutenu et relié, janvier est doux. Si décembre a été lourd, stressant, solitaire ou financièrement difficile, janvier devient une confrontation silencieuse.

Janvier peut-il être un mois de honte sociale ?
Oui, surtout dans des sociétés où la réussite est très visible. Après les fêtes, ceux qui sont fragilisés financièrement ou émotionnellement peuvent se sentir « en retard », inadéquats, voire coupables, alors qu’ils traversent souvent simplement une période plus vulnérable.

La culpabilité collective (j’aurais dû mieux gérer) est-elle fréquente ?
Très fréquente. Elle devient nocive lorsqu’elle se transforme en jugement identitaire — « je suis nul » - au lieu de rester une information utile – « j’ai appris quelque chose pour la suite ». Cette nuance est essentielle pour préserver l’estime de soi.

Le décalage entre calme social et intensité professionnelle est-il difficile à vivre ?
Oui. Le corps est encore en mode lent, mais le système exige déjà performance, objectifs et efficacité. Cela crée une tension interne : on se sent en décalage sans toujours savoir pourquoi, ce qui peut générer irritabilité, fatigue, voire une perte de motivation.

Quels signaux d’alerte ne faut-il pas ignorer ?
Une tristesse persistante, un désintérêt généralisé, un isolement marqué, une fatigue émotionnelle qui ne se régule pas, ou encore un sentiment de vide durable. À ce stade, on sort du simple « blues » de janvier et il est important de ne pas rester seul avec cela.

Un conseil pour faire de janvier un allié ?
Ne pas en faire un mois de décisions, mais un mois d’observation. Observer son énergie, ses besoins et ses limites. Regarder ce qui fatigue, ce qui nourrit, ce qui manque. Les vrais changements émergent souvent plus tard, lorsque le système est prêt, et non au tout début de l’année.


 « C’est le moment de revenir à l’essentiel »

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Elvina Boodoo a fondé Zolï Hairstyles il y a huit ans.

Pour Elvina Boodoo, coiffeuse professionnelle depuis huit ans et fondatrice de Zolï Hairstyles, janvier est un mois à part. Après l’intensité de décembre, ce temps plus calme devient une invitation à revenir à l’essentiel. 

Spécialisée dans le soin du cheveu et de la mise en valeur de la texture naturelle, notamment les cheveux bouclés, Elvina défend une approche personnalisée, adaptée à chaque femme. « J’ai choisi la coiffure parce que c’est un métier humain, créatif et profondément lié à la confiance en soi », confie-t-elle. Une philosophie qui guide son travail au quotidien, bien au-delà du simple geste technique.

Son univers professionnel s’est élargi au fil des années. Elle a développé des huiles capillaires au romarin, pensées pour accompagner la santé du cheveu, ainsi qu’un livre, « La beauté en spirale », un projet intime autour de l’acceptation de soi, de la patience et de la reconnexion à sa beauté naturelle. « Mon travail ne s’arrête pas au fauteuil. J’ai toujours eu envie d’aller plus loin, d’aider les femmes à mieux comprendre et aimer leurs cheveux », explique-t-elle.

Dans ce parcours, janvier joue un rôle clé. Son rituel préféré est simple, mais profondément ancré dans le calme : ralentir le matin, prendre un café en silence, allumer une bougie, écouter des cantiques, respirer avant d’ouvrir les portes du salon. « Janvier, pour moi, c’est le moment de revenir à l’essentiel. Après le rythme intense de décembre, ce mois me permet de me reconnecter à moi-même et à ma passion », dit-elle.

C’est un mois de tri : dans la tête, dans l’agenda et même dans les habitudes»

Ce ralentissement n’est pas seulement symbolique. Janvier lui permet aussi de poser des limites plus claires et de réorganiser son quotidien. « C’est un mois de tri : dans la tête, dans l’agenda et même dans les habitudes », souligne Elvina. Moins de pression, plus de conscience. Elle y voit un véritable « reset », à la fois émotionnel et professionnel, qui ouvre la voie à de nouvelles idées et à des projets à venir au salon, notamment des ateliers capillaires et des moments de transmission.

Pour Elvina, être coiffeuse ne se résume pas à coiffer. « Chaque cliente arrive avec une histoire, et mon objectif est de créer un espace où elle se sent respectée, comprise et valorisée », confie-t-elle. Une approche bienveillante qui prend tout son sens en janvier, lorsque le rythme plus doux permet d’accorder davantage d’attention à l’écoute et à l’accompagnement.

Après huit ans de métier, elle continue d’apprendre et d’évoluer, fidèle à l’ADN de Zolï Hairstyles, reflet de sa vision de la beauté : authentique, respectueuse et profondément humaine. Son conseil pour mieux vivre janvier est simple, mais essentiel : « Ne pas se brusquer. Janvier n’est pas une course, c’est une transition. Avancer doucement, prendre soin de soi et se rappeler que chaque petit pas compte. »


Une période de « désencombrement » intérieur

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Pour Niveda Moorghen-Bappoo, créatrice de contenu digital, le mois de janvier rime avec douceur et ancrage.

Créatrice de contenu digital, Niveda Moorghen-Bappoo estime que janvier ne rime ni avec frénésie ni avec un besoin de performance. Bien au contraire. Après le rythme soutenu de la fin d’année, ce mois devient un espace de respiration, une parenthèse nécessaire pour ralentir et se réaligner. À travers ses plateformes, où elle partage du contenu autour du lifestyle, du voyage, de la beauté et du bien-être, elle met en avant des valeurs d’authenticité, d’expression de soi et d’équilibre.

Janvier est pour elle un mois de transition douce. Son rituel préféré repose avant tout sur le ralentissement et la réflexion. « Au lieu de me précipiter dans la nouvelle année avec de la pression et des attentes, je prends volontairement le temps de faire une pause, de me recentrer et de me réaligner », confie-t-elle. Elle décrit ce moment comme un pont entre l’année écoulée et celle qui commence, un temps pour observer sans juger.

Ce recul lui permet de faire le point sur ce qu’elle souhaite conserver, transformer ou laisser derrière elle. « J’utilise janvier pour réfléchir à ce que j’ai appris, à ce que je veux garder et à ce dont j’ai besoin de me détacher », explique Niveda. Plutôt que de se fixer des objectifs rigides, elle privilégie des intentions, plus souples et plus alignées sur son rythme intérieur. Une approche qui l’aide à nourrir sa créativité sans s’épuiser, loin de la comparaison et du sentiment d’urgence souvent présents sur les réseaux sociaux.

Ce mois joue également un rôle clé dans son équilibre mental et émotionnel. Après l’agitation de fin d’année, janvier devient un temps de recentrage. « C’est un mois qui me permet de me déconnecter du bruit extérieur pour mieux me reconnecter à moi-même », dit-elle. Elle réduit volontairement la pression, limite les distractions inutiles et s’autorise davantage de repos, sans culpabilité.

Ralentir, ce n’est pas prendre du retard. C’est souvent la meilleure façon d’avancer avec intention et sérénité»

Janvier est aussi un moment de réévaluation globale. Niveda revisite sa relation au travail, aux réseaux sociaux, à la gestion du temps et au self-care. « Je fais du tri, pas seulement dans mon espace physique, mais aussi dans mon état d’esprit », confie-t-elle. Ce processus de « désencombrement » intérieur lui rappelle que ralentir n’est pas synonyme de stagnation. « Ralentir, ce n’est pas prendre du retard. C’est souvent la meilleure façon d’avancer avec intention et sérénité », souligne-t-elle.

Son conseil pour mieux vivre janvier s’inscrit dans cette même philosophie. Elle invite à alléger la pression que l’on se met. « Janvier n’a pas besoin d’être surchargé ou ultra-productif. Il peut être un mois de douceur, d’ajustement et d’ancrage », affirme-t-elle tout en encourageant les Mauriciens à privilégier des intentions plutôt que des résolutions strictes, laissant place à la flexibilité et à l’auto-compassion.

Finalement, pour Niveda, quelques pratiques simples peuvent transformer l’expérience de ce début d’année : écrire, passer du temps seul dans le calme, prier ou méditer, créer de l’espace pour le repos. Autant de gestes qui permettent d’aborder l’année non pas dans la précipitation, mais avec clarté et confiance.

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