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Jaikishan Reedoy, 62 ans, décède dans un accident de la route - Son fils : « Bisin pas pran lavi pou aki »

Jaikishan Reedoy revenait de Rivière-des-Anguilles, lorsque le drame s’est produit.

Jaikishan Reedoy, âgé de 62 ans, était à motocyclette, lorsqu’il a été fauché par une fourgonnette, dimanche dernier à Saint-Aubin. Il a été projeté sur l’asphalte et le coup a été fatal. 

La vie s’est arrêtée au domicile des Reedoy, à Saint-Aubin. Dans la soirée du dimanche 19 septembre, Jaikishan Reedoy, 62 ans, est décédé après un accident de la route. Ce père de famille, vivait aux côtés de ses fils, depuis la mort de son épouse. Les deux orphelins arrivent difficilement à se faire à la dure réalité.

Jaikishan se rendait à Souillac à motocyclette, lorsqu’il a été percuté par une fourgonnette, dimanche soir. Il a été projeté sur l’asphalte. Mandés sur les lieux, les médecins urgentistes n’ont pu que constater sa mort. L'autopsie pratiquée lundi a attribué le décès à des multiples blessures. Le conducteur de la fourgonnette, un habitant de Chemin-Grenier, a été arrêté pour homicide involontaire. Il devrait fournir sa version sur les circonstances de l'accident dans les jours qui viennent. Dans ses premières explications à la police, il a raconté qui revenait de Rivière-des-Anguilles, lorsque le drame s'est produit.

Kushal, un des fils qui s’est confié au Défi Media Group, pouvait difficilement accepter la perte de son père, dix années après le décès de sa mère, emportée par un cancer. Il craignait les sorties tardives de son père sur la route. Mais le pire est arrivé, même s’il lui avait demandé de ne pas rentrer tard ce jour-là : « Gramatin, mo ti dir li sa avan al travay, tanto li ti nepli la. » Désormais orphelin, Kushal conseille à tous les jeunes dont les parents sont à leurs côtés : « Bizin pa pran lavi pou aki. »

« Zis mo papa ti pe kwi ek fer tou dan lakaz », relate Kunal, l’autre fils. Avec Kushal, ils racontent qu’ils partageaient les corvées à la maison avec leur père. Ce dernier assurait les repas, et les enfants le nettoyage. Tous les matins, c’était Jaikishan qui se chargeait de réveiller ses fils pour le boulot. « Mem met alarm, fode nou papa mem zour nou dan enn fason pou resi leve », partagent les fils. « Enn sitwasyon difisil, tou komisyon legim mo papa ki ti pe okipe », raconte Kushal.

Les deux frères vivent désormais aux côtés de leur grand-mère paternelle. C’est l’unique proche qui est toujours de ce monde. « Pou mo dadi osi li bien difisil. Mo papa ti pe amen li aste legim. » Revenant sur le drame, Kushal explique qu’il était au travail lorsqu’il a appris que son père avait été victime d’un accident de la route. Plusieurs proches se sont précipités à l’hôpital. Mais alors que Kushal était en route, il a reçu un appel lui annonçant le pire. « Mo ti dan transpor travay. banla em inn amen mwa lopital, e apre monn pas kot aksidan, so mask ek plin disan ti enkor la. » Kushal ne pourra effacer les dernières images de son père. À la réception de la dépouille, le visage de Jaikishan était écrabouillé.

Depuis le drame, Kushal affirme avoir récupéré des photos de la scène. « Monn gagn bann foto la. » Pour Kushal, celui qu’il appelait Pop affectueusement était l’homme fort de la maison, après la disparition de sa maman : « Li ti sel sef de fami. »

« Un fan des films de l’acteur Tiger Shroff … »

Amoureux de Bollywood, Jaikishan aimait regarder les films de l’acteur Tiger Shroff. « Li ti enn pasione fim indien. Dernie moman nou ti pe asize bwar enn la bier, li ti pe get so fim indien. » Même si lui n’en est pas fan, Kushal regardait les films pour tenir compagnie à son père. Durant ces moments, le sexagénaire revenait sur les moments d’antan. « Li ti pe rakont nou lavi lontan, kouma lavi ti dir ek paran ti sever. »

Kushal tient à remercier tous ceux qui ont aidé sa famille durant ce moment difficile. Il salue la collaboration et la solidarité du voisinage. « Kan noun gagn move nouvel, e nou sorti depi lopital, ban vwazin ti deza lakaz pe organize. Ti fini ranz latant », confie le fils. « Mwa, mo frer e la fami Reedoye nou tenir a remersie bann dimoun dan landrwa. Kan noun gagn news, boukou inn al lopital. Nou viv kouma fami dan landrwa a Rose Street, St Aubin », lâche-t-il, reconnaissant.

 

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