Iran: le parquet menace les "émeutiers" de poursuites passibles de la peine de mort
Par
Defimedia.info
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Le parquet iranien a annoncé mardi que certaines des personnes arrêtées lors des manifestations s'exposaient à des peines passibles de la peine de mort, sur fond d'inquiétudes sur l'intensification de la répression en Iran.
Le bureau des procureurs de Téhéran a déclaré qu'un nombre indéterminé de manifestants seraient poursuivis pour "moharebeh" (guerre contre Dieu, en persan), un des chefs d'accusation les plus graves en Iran et passible de la peine de mort, selon un communiqué cité par la télévision d'Etat.
Ces "émeutiers" seront "bientôt présentés à la justice", selon la même source.
Des centaines, voire des milliers de personnes ont été tuées, selon des défenseurs des droits humains, dans la répression de ce vaste mouvement de contestation, l'un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.
Les médias d'Etat iraniens affirment de leur côté que des dizaines de membres des forces de sécurité sont morts aux mains des "émeutiers".
L'Iran est deuxième au classement mondial en nombre d'exécutions après la Chine, selon des ONG: en 2025, le pays a exécuté au moins 1.500 condamnés à mort, dénombre l'organisation Iran Human Rights (IHR).
Douze personnes avaient été exécutées lors de la dernière grande vague de manifestations entre 2022 et 2023, d'après cette ONG basée en Norvège. Et douze autres ont été exécutées pour espionnage au profit d'Israël, depuis la guerre de juin entre les deux pays ennemis.
Il est "extrêmement préoccupant de voir des déclarations publiques de certains responsables judiciaires évoquant la possibilité de recourir à la peine de mort contre des manifestants à l'issue de procédures judiciaires expéditives", a affirmé mardi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk.
AFP