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Investissements : le roi de l'électroménager chinois, veut dévorer le marché africain

Leung Chiu Yin Le president de Galanz Leung Chiu Yin lors de la rencontre avec les journalistes africains.

Le géant chinois de l’électroménager, Galanz, veut arroser l’Afrique de ses produits. Mais, précise son président, Leung Chiu Yin, cela se fera uniquement avec la pleine collaboration des pays africains eux-mêmes, dont Maurice fait partie.

«Le marché africain a un énorme potentiel. C'est le marché à plus forte croissance économique et je crois pleinement en son potentiel », avance Leung Chiu Yin, président du Galanz Group, géant mondial de l'électroménager.

Fondé le 28 septembre 1978, le groupe affiche 41 ans au compteur et veut se positionner comme un des leaders absolus dans son secteur d'activité. Jeudi, lors d'un atelier de travail au quartier-général de Galanz, situé à Guangdong, en Chine, son président s'est lancé dans un exercice de séduction envers la presse chinoise, mais surtout la presse africaine dont une vingtaine de représentants était présents. 

La rencontre était organisée dans le cadre du Belt and Road News Network Media Workshop. Très avenant avec les médias, il ira même jusqu'à partager le déjeuner avec les journalistes et leur demandera de faire des suggestions. Inévitablement, la complexité des modes d'emploi des produits chinois est venue sur le tapis, chose à laquelle le numéro 1 de la compagnie promet de remédier. 

galanz

« Parfois nos ingénieurs ne prêtent pas suffisamment attention aux modes d'emploi. Mais on va trouver une solution », sourit-il. 
À en croire son jeune président, Galanz souhaite s'implanter physiquement en Afrique. Mais pour pouvoir le faire avec succès, il faut pouvoir s'adapter et comprendre ce continent. « Nous avons l'ambition d'avoir notre propre équipe en Afrique et voulons aussi implanter un centre de recherche et de développement tout comme nous aurions voulu y avoir un centre de ventes de niveau international », explique Leung Chiu Yin.

Il ne précise cependant pas à quel pays africain il pense. Le choix n'a, a priori, pas encore été fait. Est-ce que Maurice est sur la carte des options du groupe ? Le président ne s’avance pas à donner les noms des pays africains avec lesquels il compte collaborer plus étroitement. Mais, ce qui est sûr, Galanz veut se positionner solidement sur le marché africain. Et pour cela, il faut connaître le marché et qui mieux que les Africains eux-mêmes pour l’épauler dans cette tentative de conquête du continent. « Nous comptons très certainement employer des gens de chez vous pour nous aider », annonce-t-il.

Aux gouvernants africains, Leung Chiu Yin demande : « Aidez-nous, s'il vous plaît, à créer davantage d'opportunités pour que les compagnies chinoises puissent travailler avec vous ». Et de préciser que les compagnies chinoises devraient avoir « un nouveau concept pour l'Afrique »  afin de mieux s'adapter à ce vaste marché.

Dans les coulisses de la fabrication des produits Galanz

Le quartier-général du groupe Galanz, situé à Guangdong, ne paie pas de mine. On aurait pu le confondre avec une compagnie mauricienne de textile. Le bâtiment principal, un peu vieillot, est d'architecture simple. Ici, pas d'extravagance. Si ce n'était les enseignes, l'on n'aurait pas su qu'il s'agit là du siège d'un des géants mondiaux de l'électroménager.

À l'intérieur, dans les couloirs, même ressemblance avec les usines textiles. Tout est dans la sobriété. Parquet ciré vert, murs blancs, mais dans les unités de production, c'est une toute autre histoire. Des centaines de machines, pour créer les pièces électroniques des fours à micro-ondes, des frigos, des machines à laver, sont à l'œuvre. Des centaines d'ouvriers veillent au plus près sur les performances de leurs machines. Plus de 7 000 personnes travaillent dans cette usine. Galanz à une autre fabrique située dans une autre région du pays.

« Tout est automatisé au maximum. A travers une production intelligente et les technologies innovantes, nous parvenons à augmenter la productivité et l'efficience. Nous avons diminué notre main-d'œuvre et ça nous est bénéfique », dit  Huang Zhaohua, directeur de la fabrique des composants clefs des produits Galanz.

C'est dans un silence religieux que les ouvriers travaillent. Les gestes sont automatiques et répétitifs. Les machines ne permettent pas de traîner la patte. Mais, soutient Leung Chiu Yin, président du Galanz group, « nos employés sont notre plus grande valeur et leur bien-être nous tient à cœur ».  Il dit regretter que « certaines personnes aient des idées préconçues des compagnies chinoises. Pour que leur compagnie fonctionne, les entrepreneurs doivent s'adapter et mériter le respect de leurs employés ».

Et si demain Galanz s'implante en Afrique, il en sera de même. Tout se fera dans le respect des lois et en tenant compte des besoins réels des salariés, promet le président du groupe. La volonté de vouloir redorer le blason des compagnies chinoises actives à l’étranger semble réelle.

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