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Interventions de la cataracte : des patients renvoyés de l’hôpital de Moka

Hôpital de Moka Les patients devront se rendre de nouveau à l’hôpital de Moka ce jeudi 8 novembre.

Ils avaient tous répondu présents à leur rendez-vous à l’hôpital Subramania Bharati Eye Hospital de Moka le mardi 6 novembre. Une fois sur place, ces patients qui devaient se faire opérer de la cataracte ont été préparés pour l’intervention. Ils ont subi tous les tests nécessaires. Mais après plusieurs heures, voire une journée, un préposé du centre hospitalier leur a annoncé qu’ils ne se feraient pas opérer. Il leur a dit qu’ils devraient tous revenir le jeudi 8 novembre. 

Ces patients ont donc été contraints de rentrer chez eux. Aucune raison ne leur aurait été fournie. Ils pataugent dans l’incompréhension. 

Contacté à ce sujet, une source proche du dossier au ministère de la Santé a attribué ces renvois à « des décalages » qui surviennent parfois. Elle a expliqué que ce type de situation où des patients sont renvoyés chez eux sans qu’ils aient été opérés sont « parfois inévitables ». 

Un des patients ayant vécu une telle expérience ne l’entend pas de cette oreille. « Je suis allé à mon rendez-vous à 8 heures comme convenu. On a pris ma tension artérielle. On a vérifié la tension de mes yeux. On a dilaté l’œil qui devait être opéré », raconte Bose Soonarane. Il dit avoir ensuite été conduit dans une salle d’attente où se trouvaient trois autres patients souffrant de la cataracte comme lui. 

À 13 h 30, cela a été le coup de massue quand un membre du personnel est venu leur annoncer que les interventions n’auraient pas lieu. « C’est un manque de respect à notre égard », martèle Bose Soonarane, qui réclame des excuses tant de la direction de l’établissement hospitalier que de la part du ministère de la Santé. « Parmi nous, il y avait un patient qui est venu de Grand-Gaube dans l’espoir de se faire opérer. Il a dû payer un taxi pour son déplacement. C’est inadmissible qu’après de longues heures d’attente on vienne lui dire qu’il devra revenir un autre jour. »