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Interdiction d’utiliser l’eau potable à cause de la période sèche : coup dur pour les entreprises de lavage de voitures

Il est interdit d’utiliser l’eau potable pour laver les véhicules.

La période sèche oblige, à partir de ce mardi 1er décembre, il est formellement interdit d’utiliser l’eau potable pour laver les véhicules. Cette décision avalisée par le Conseil des ministres le vendredi 27 novembre dernier suscite angoisse et confusion auprès des laveurs de voitures.

Sous la Central Water Authority (Dry season) Regulations 2020, qui a pour objectif de contrôler le gaspillage d’eau durant la période sèche, il est strictement interdit de laver les véhicules en utilisant de l’eau potable. Cette décision prend au dépourvu les laveurs de voitures. 

Asheeah Jehangur, gérante de Dirtytoclean Carwash, est angoissée. Cela fait à peine un mois et demi qu’elle s’est lancée dans le lavage de voitures. « J’ai des coûts comme la location et le salaire des employés. On ne peut pas utiliser l’eau potable, mais que l’eau des réservoirs. On n’a pas le choix, car on doit travailler même si ce ne sera pas évident », explique-t-elle. 

En prenant connaissance de ce nouveau règlement, elle a commencé à utiliser un seau et un broc à eau. « On économise de l’eau. Puis, on est conscient qu’il ne faut pas utiliser l’eau potable. On a deux réservoirs de 2 000 litres. Une fois notre réserve en eau terminée, on va faire une demande pour qu’un camion-citerne vienne faire le plein », poursuit Asheeah Jehangur. 

Pour sa part Christophe Morin est inquiet. Ce laveur de voitures offre un service à domicile. Il dit craindre que ce nouveau règlement décourage les personnes à solliciter ses services. « Je crains que la situation ne soit difficile et que je n’arrive pas à joindre les deux bouts », déplore ce père de famille.

Il pense que ce sont surtout des clients qui ont un réservoir d’eau qui fera appel à lui. Sinon, il affirme qu’au lieu d’utiliser l’eau pour le lavage de voitures, il existe d’autres moyens plus efficients. « Il s’agit du nettoyage à vapeur qui ne dépense pas beaucoup d’eau. Il est, toutefois, hors de question que j’utilise l’eau potable même si cela risque être à mon détriment », indique Christophe Morin qui ne veut pas perdre son permis de laveur d’autos.

Arnaud Michel, gérant de Shine My Ride Mauritius, a déjà prévu que la période sèche allait « gâcher le travail ». « Si un lavage conventionnel nécessite 20 litres d’eau, le lavage à vapeur ne requiert que 5 litres. J’avais prévu que la période sèche allait nous jouer un mauvais tour, j’ai investi dans un système de récupération d’eau de pluie. Je vais utiliser cette eau pour le lavage des véhicules », dit-il.

Il avoue que ce n’est pas que les amendes qui ont un effet dissuasif. « Chaque Mauricien doit prendre conscience que la situation est critique et nous devons tous faire des sacrifices bien que ce ne sera pas facile », indique Arnaud Michel.

 

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