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Insolite : il se dit «victime» de sorcellerie et veut poursuivre son ex-maîtresse

Ram

Démarche peu commune que celle d’un sexagénaire auprès de notre rédaction. Persuadé d’avoir été envoûté, il veut poursuivre en justice la « sorcière », une ex-maîtresse.

Ram, 67 ans, habitant Goodlands, estime avoir été « victime d’un sortilège » depuis 43 ans. « Cet envoûtement me détruit à petit feu. La science est dépassée par ma maladie, des charlatans qui prétendaient me guérir ont profité pour me soutirer de l’argent. Je souffre et je ne peux mener une vie normale  », dit-il.

Selon l’ex-fonctionnaire, tout a commencé alors qu’il avait 22 ans. « Avec des cousins et des amis, j’avais l’habitude de me pavaner dans la région de Flacq, à la recherche de filles pour des aventures sans lendemain. Lors d’une escapade amoureuse, je suis tombé sur une habitante de Camp de Masque qui m’a invité chez elle. Elle avait 21 ans. J’ai apporté à boire et à manger chez elle. Nou fine casse ene pose après mo fine allé ».

Ram dit avoir eu des relations sexuelles avec la dame durant un mois. Puis, elle lui demande de l’épouser. Il refuse : « Li ti ene femme marié et séparé, avec ene zenfant. Li pa d’accord mo kite li. Li menace pour fer moi souffer le reste mo la vie. »

Ram se marie. Il est père de quatre enfants aujourd’hui. Depuis, son union il dit ressentir des douleurs atroces au ventre. Il se tourne vers les services de santé. « Aucun médecin n’a diagnostiqué mon mal. J’ai des nausées et des douleurs au ventre. J’ai des troubles sexuels, j’ai cru devenir impuissant. Je fais de mauvais rêves, mon sommeil est très agité. J’ai consulté des guérisseurs. Tous me disent que j’ai été envouté. Zote dire mo ancien maitresse fine donne moi kitchose dans mo mangé. Pendant 43 ans, mone dépense plus ki Rs 100 000 avec traiteur. Zamai mo pane bien. »

Ram dit s’être rendu au poste de police de sa localité pour porter plainte contre son ex-maîtresse. Les policiers ont refusé d’enregistrer sa plainte. Le retraité souhaite trouver une bonne âme pour l’aider à retrouver la santé.

La police explique à notre rédaction « qu’en l’absence de preuves, Ram ne peut déposer une plainte.  » « Il n’y a aucun élément matériel qui permette de prendre une action à notre niveau », insiste les policiers.