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Infrastructures non conformes: une vingtaine d’institutions dans le viseur de la TEC

Pour le président du TEC, il ne serait pas dans l’intérêt des étudiants de « durcir subitement le ton» envers la direction de ces institutions.
Certaines institutions tertiaires sont dans un tel état de délabrement que la Tertiary Education Commission a décidé de réagir. Mais en les encourageant à améliorer leurs infrastructures, pour ne pas pénaliser les étudiants. L’absence de bibliothèques, de salles de lecture et de cafétérias ; des équipements (chaises, pupitres, tableaux) en piteux état ; des chargés de cours non-qualifiés. Il s’agit là de l’environnement académique auquel sont soumises plus d’un millier d’étudiants. Ces manquements ont été notés par différents cadres de la TEC sur une vingtaine de campus universitaires. Le conseil d’administration de cet organisme compte réagir face à cet état des choses. Il envisage de rédiger de nouvelles règles et de revoir la définition de « campus universitaire ». Et cela, afin d’offrir un environnement académique plus approprié aux étudiants. Selon un des inspecteurs de la TEC, l’environnement de ces campus universitaires suscite de vives inquiétudes. « Certaines salles sont affectées par des fuites d’eau en temps de pluie, les toilettes ne sont pas bien entretenues », dit-il. Ce dernier avance également que ce sont les étudiants étrangers qui sont le plus souvent leurrés, car ce n’est qu’en arrivant sur place que certains se rendent compte que les campus où ils se sont inscrits n’offrent pas l’hébergement.

Nouveaux règlements

Suren Bissoondoyal, le président du conseil d’administration de la TEC affirme que plusieurs institutions d’enseignement supérieur ont tendance à utiliser le terme « campus universitaire » dans leurs brochures publicitaires, « alors qu’il ne s’agit en fait que de Tuition Centres ne disposant pas d’infrastructures appropriées ». « Au final, ce sont les étudiants qui sont les plus à plaindre, car en s’inscrivant auprès d’un campus universitaire, ils espéraient opérer dans un espace de qualité. Ils se sentent du coup bernés », poursuit-il. Si Suren Bissoondoyal privilégie une réforme en souplesse afin d’encourager ces institutions à investir dans l’amélioration de leurs infrastructures, certains cadres de la TEC pensent qu’il est impératif d’être plus exigeant envers les institutions qui ne sont pas aux normes. Un point de vue que Suren Bissoondoyal semble ne pas partager. « Être radical ne nous avancera à rien dans ces cas précis, car cette pratique a longtemps été tolérée par la TEC. Ces établissements ont déjà leurs accréditations et accueillent plusieurs millier d’étudiants. Ce ne serait donc pas de l’intérêt de ces étudiants que la TEC durcisse subitement le ton vis-à-vis de la direction de ces établissements », avance-t-il. Une fois les nouvelles règles finalisées, les universités concernées disposeront d’un délai pour procéder aux modifications nécessaires. « Cela se décidera au cas par cas », souligne Suren Bissoondoyal. Celles qui ne respecteraient pas les nouvelles consignes seront sanctionnées.
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