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Infection pulmonaire sévère : Yushinee décède deux semaines après ses 17 ans

La photo de la victime est publiée avec l’accord familial.

Consternation chez les Ramah à Petit-Raffray. Yushinee, qui vient de souffler ses 17 bougies le 13 novembre, est décédée vendredi. La famille réfute la thèse du ministère de la Santé à l’effet que l’ado serait morte des suites de la Covid-19. La raison ? Lors de son hospitalisation, elle avait effectué quatre tests antigéniques qui se sont révélés négatifs. 

Yushinee Ramah n’a eu que quelques jours, pour savourer ses 17 ans. C’est aux petites heures de vendredi matin que son décès a été constaté par le personnel de l’hôpital ENT de Vacoas. Les proches de la victime ont eu vent de la triste nouvelle aux alentours de trois heures le même jour. La disparition de l’adolescente plonge la famille dans une profonde tristesse et incompréhension. C’est le lundi 15 novembre dernier, raconte la mère qui se prénomme Anju, que Yushinee a commencé à tomber malade. Elle éprouvait des difficultés à respirer en raison d’un rhume et avait également mal à la gorge. 

Elle a été conduite à l’hôpital SSRN de Pamplemousses le même jour et elle a été soumise à un test rapide antigénique qui s’était révélé négatif. Les médecins du public lui administrent des médicaments. Ses parents sollicitent également un médecin du privé dans le courant de la même semaine. Le lendemain, Yushinee est une fois de plus conduite à l’hôpital SSRN pour un autre test antigénique. Les résultats sont négatifs. Pendant ce temps, l’état de santé de l’ado se détériore. Le vendredi 19 novembre, Yushinee effectue un autre test antigénique à domicile. Les résultats sont négatifs. Le dimanche 22 novembre, elle est admise d’urgence à l’hôpital SSRN. Elle est soumise, pour la quatrième fois, à un test antigénique. Celui-ci s’avère une nouvelle fois négatif. 

« Lors de son admission, l’état de santé de ma fille inspirait de vives inquiétudes. Les médecins nous avaient dit que les poumons de ma fille étaient affectés à 75 % », confie la mère au Défi Plus. Mais les médecins de l’hôpital SSRN, poursuit la mère, ont bien pris soin de ma fille. « Ils ont toujours été à son chevet et je les remercie pour cela », avance-t-elle. 

C’est mardi après-midi que Yushinee a été transférée à l’ENT de Vacoas pour des soins avancés. Elle éprouvait du mal à respirer. La jeune fille a été intubée et ensuite placée sous respiration artificielle jusqu’à son décès. La mère confirme que sa fille n’était pas vaccinée contre la Covid-19 et qu’elle ne souffrait d’aucune comorbidité. C’est aux alentours de 15 h 30 que le corps de la victime a été incinéré à Bois Marchand en présence des membres de sa famille et des officiers du ministère de la Santé.  

Mais la mère n’en démord pas. « Ma fille n’avait pas la Covid-19. ‘Li pa ti ena kovid’. C’est une infection aux poumons qui a eu raison d’elle. Et non le coronavirus », tonne la mère. Yushinee est décrite, par sa mère, comme étant une personne aimante et attachante. Après ses études de Form 3, elle a rejoint le Mauritius Institute of Training and Development (MITD) pour entamer divers cours tels que le dessin, la broderie, la couture, et aussi la mécanique. Mais son rêve de toujours était de devenir baby-sitter. Elle projetait de travailler à son propre compte. « J’ai fait tout mon possible pour sauver ma fille. J’ai suivi, à la lettre, les exigences des médecins par rapport aux médicaments qu’il fallait acheter pour soigner ma fille. Mais aucun comprimé n’a été en mesure de guérir ma fille. Je n'aurais jamais cru que mon enfant connaîtrait une telle fin. Que son âme repose en paix », pleure la mère. 

 

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