Publicité

Violence scolaire : un élève blessé au Collège New Eton et deux suspensions à la St-Pierre RCA

Par Annick Daniella Rivet
Publié le: 28 mars 2026 à 14:00
Image
Collège New Eton

Deux incidents distincts, survenus dans des établissements scolaires cette semaine, mettent en lumière la fragilité de la discipline et de la sécurité scolaire. Jeudi, à Rose-Hill, un élève du Collège New Eton a été blessé au visage par une bouteille en plastique. À St-Pierre, deux écoliers ont été suspendus pour comportements violents. Le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, promet une politique de tolérance zéro.

Jeudi, vers 11 h40, un élève du Collège New Eton de Rose-Hill, vice-Class Captain, a été atteint au visage par une bouteille d’eau lancée par un camarade. Cela s’est produit alors qu’il surveillait la classe en l’absence de l’enseignante. Sa mère raconte avoir trouvé son fils « en larmes, le Polo Shirt maculé de sang ».

Le collège a prodigué les premiers soins et contacté les parents. La mère a conduit son fils à la clinique où un médecin généraliste a recommandé une consultation spécialisée à l’hôpital ENT. Le diagnostic fait état d’un trauma au nez et d’un visage enflé. Par la suite, les parents ont rempli un Form 58 au poste de police de Rose-Hill, jeudi soir.

La mère souligne que la direction de l’établissement a assuré que l’élève fautif serait sanctionné, mais son fils refuse pour l’heure de retourner en classe. Elle affirme, pour sa part, que ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit.

Au collège New Eton, la manager, Oomavedi Cudian précise que l’incident s’est produit lors de jeux inappropriés entre élèves, en l’absence de l’enseignante partie pour un problème de santé urgent. « Des élèves jouaient avec des boules en papier, des gommes et une bouteille en plastique. Ce qui relevait initialement d’une simple plaisanterie a malheureusement dégénéré en altercation. Au cours de cette plaisanterie, un élève a lancé une bouteille en plastique en direction d’un camarade qui s’avère être également le capitaine de classe, le blessant sans le vouloir. »

Elle ajoute : « À aucun moment, il ne s’agissait d’une dispute entre le capitaine de classe et un élève », insiste-t-elle. L’établissement dit avoir pris l’affaire très au sérieux, prodigué les soins nécessaires et averti les parents.

Une enquête interne est en cours. Il revient que l’élève fautif a été suspendu pour trois jours et sera convoqué devant le conseil disciplinaire, prévu pour le 1er avril. La direction rappelle son engagement à garantir la sécurité et le bien-être des élèves et souligne que des campagnes de sensibilisation sont régulièrement menées. La manager précise que l’élève n’a jamais signalé avoir été victime de harcèlement.

Suspension de deux élèves à la St-Pierre RCA School

Au cours de la même semaine, un autre incident a secoué la St-Pierre RCA School. Deux garçons de 8 et 9 ans, inscrits en Grade 4 et Grade 5, ont été suspendus jusqu’à la fin de ce trimestre. Ils sont accusés de semer la terreur dans l’établissement depuis trois ans.

Face à cette situation, les autorités ont décidé de poster un policier devant l’école afin de garantir la sécurité des élèves. Les parents réclament, pour leur part, des solutions durables pour que leurs enfants puissent étudier dans des conditions sereines.


Mahend Gungapersad : « Nous n’allons pas tolérer ceux qui prennent l’école en otage »

Le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, a réagi fermement vendredi matin suite à ces deux incidents. Il précise : « Culprits will have to pay for their actions. Nous n’allons pas tolérer ceux qui prennent l’école en otage. » Il a aussi annoncé une politique de tolérance zéro face aux comportements violents, à l’usage de drogues ou aux agressions physiques. Les élèves concernés devront en assumer les conséquences légales, fait-il ressortir.

Toutefois, le ministre a précisé que l’exclusion définitive de l’école resterait une mesure de dernier recours, après des tentatives de suivi psychologique et de réhabilitation. Il a évoqué la nécessité de revoir certaines lois pour mieux encadrer les cas extrêmes, tout en respectant les paramètres légaux existants.

Quelle est votre réaction ?
0
0
Publicité
À LA UNE