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Vicky Soniah périt noyé au Morne - Amrita, inconsolable : «Mon fils et moi étions inséparables»

Par Le Dimanche /L' Hebdo
Publié le: 29 mars 2026 à 13:40
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vicky
Vicky Soniah passait un bon moment en famille jusqu’à ce que le drame se produise.

Une journée familiale à la plage du Morne s’est transformée en tragédie, le dimanche 22 mars. Emporté par une forte houle, Vicky Soniah, 43 ans, a péri noyé sous les yeux de sa mère et de ses proches.

C’est le cœur lourd qu’Amrita Soniah a dit au revoir à son fils aîné, Vicky, 43 ans. Les deux étaient inséparables. Dimanche 22 mars dernier, le quadragénaire voulait profiter d’une journée avec sa famille à la plage du Morne, mais ce qui devait être un moment de détente s’est transformé en tragédie pour la famille. Ne sachant pas nager, Vicky, happé par une forte houle, s’est retrouvé en difficulté en mer. Il a sombré et son corps a été repêché sous les yeux de ses proches, et surtout de sa mère.

« Kot nou ale nou ansam », lâche-t-elle, le cœur meurtri. Vicky était l’aîné de ses deux fils. Elle le décrit comme un homme intelligent. Après ses études secondaires, il avait mis le cap sur l’Australie. « Il est parti étudier la gestion. Il a passé trois années en Australie avant de revenir au pays », explique Amrita Soniah avec fierté.

Mais une fois de retour au pays, il a suivi son cœur. « Quand il est arrivé, il nous a dit qu’il préférait se lancer dans la plantation », se souviennent sa tante et sa maman. Il s’est alors lancé dans un projet à son compte. « Il a fait l’acquisition d’un lopin de terre auprès de l’État pour se lancer dans l’agriculture », relate sa maman. Son père est décédé il y a plusieurs années et son frère est parti à l’étranger.

Dans la maison familiale, il ne restait que Vicky et sa maman. « Moi aussi, je m’occupe d’une plantation à Camp-Fouquereaux. » Le matin, ils se réveillaient très tôt et sortaient ensemble de la maison. « Il me déposait sur mon lieu de travail, puis il partait dans sa plantation. Il rentrait dans l’après-midi. Il travaillait beaucoup et était tout le temps occupé », raconte-t-elle.

Dimanche, il voulait justement se détendre un peu en compagnie de ses proches, profiter de la mer. « Je lui ai dit que ses oncles n’étaient pas encore prêts. Il a insisté et c’est ainsi que nous sommes partis, seuls tous les deux », se souvient-elle.

Une fois à la plage, ils se sont trouvé un coin pour s’installer en attendant d’être rejoints par les autres membres de la famille. « Nou finn pran ler, nou ti pe mars-marse, koze. Li’nn trouv enn peser, li’nn dir li kontan lapes », confie sa maman. Un moment mémorable pour Amrita, qui se réjouissait d’avoir son fils à ses côtés. « Nous avons beaucoup parlé », se rappelle-t-elle.

Happé par une vague

Puis, dans l’après-midi, lorsque les autres membres de la famille sont arrivés, Vicky est allé marcher avec son oncle et son cousin. Le malheur a surgi. « Une forte houle est arrivée et a déséquilibré mon fils. Il a été happé. Son oncle et son cousin ont pu regagner la plage, mais Vicky a été emporté par les vagues », explique la mère.

« Mon fils ne savait pas nager. Depuis son enfance, il avait eu une complication de santé et le docteur lui avait déconseillé de nager. Il n’a jamais appris, mais il aimait les sorties à la plage », précise-t-elle. Ses proches ont accouru pour le secourir, sans succès. Un plongeur de la National Coast Guard l’a finalement sorti de l’eau, mais il était déjà trop tard. 

Le frère de la victime, qui se trouvait à l’étranger, a été alerté de ce drame. La famille a attendu qu’il rentre au pays lundi pour procéder aux obsèques.

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