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Soupçons de délit financier : Ally Royals reste en détention

Par Defimedia.info
Publié le: 13 May 2026 à 15:56

Pas de remise en liberté sous caution pour Ally Moortooza Boolaky, alias Ally Royals. C’était à l’issue de sa comparution devant le tribunal de Flacq, ce mercredi 13 mai. La Financial Crimes Commission (FCC) a avancé comme raisons le risque d’interférence avec les témoins ainsi que de « tampering with evidence ». Selon son homme de loi, Me Roopun, la motion réclamant la libération sous caution d’Ally Moortooza Boolaky sera débattue le 19 mai.

Soulignons qu’Ally Moortooza Boolaky, 23 ans, habitant Médine, Camp-de-Masque, a été arrêté hier, mardi 12 mai, dans le cadre d’une enquête de la FCC. Il lui est reproché d’avoir, en juillet 2023, obtenu une forte somme d’argent d’une personne à qui il aurait promis de faire obtenir un avantage auprès d’une organisation publique. Cet acte constitue une infraction relevant de la section 10 de la Prevention of Corruption Act (PoCA).

Selon l’enquête de la FCC, une somme de Rs 75 000 aurait été versée afin de faciliter l’obtention d’un transformateur du CEB pour Josian Deelawon. Pour rappel, Josian Deelawon est l’homme chez qui Rs 114 millions avaient été retrouvées à Pointe-aux-Canonniers en février 2025. Il avait par la suite affirmé que cet argent lui avait été confié par des intermédiaires agissant pour l’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth.

Dans le cadre de cette affaire, la FCC a analysé les appareils et données informatiques de Josian Deelawon. Les enquêteurs y ont découvert des échanges de correspondance entre ce dernier et Ally Royals, dans lesquels une somme de Rs 75 000 aurait été réclamée afin de faciliter certaines démarches auprès du CEB pour l’installation d’un transformateur. Les enquêteurs affirment que la transaction aurait bien été effectuée.

Actuellement, les enquêteurs passent également au crible une deuxième transaction financière impliquant Ally Royals. Cette fois, elle serait liée à une promotion au sein d’une compagnie appartenant à l’État.

Selon des sources proches de l’enquête, il ne s’agirait que de « la partie visible de l’iceberg ». De nouveaux développements sont attendus alors que les enquêteurs poursuivent l’analyse des données informatiques et des relevés financiers saisis.

Vidéo : Majoreland Pothiah

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