Publicité

Retard de ratification du traité - Chagos : Comment le GM compte combler le trou de Rs 10 milliards

Par Patrick Hilbert
Publié le: 18 mars 2026 à 12:35
Image
200126 Chagos
Image
chagos

Répondant mardi à plusieurs questions parlementaires portant sur le retard dans la ratification du traité sur l’archipel des Chagos, le Premier ministre et ministre des Finances, Navin Ramgoolam, a exposé les conséquences économiques immédiates ainsi que les mesures envisagées pour faire face à un manque à gagner estimé à Rs 10 milliards. 

Le chef du gouvernement a rappelé que « le 22 mai 2025, Maurice et le Royaume-Uni ont signé un accord concernant l’archipel des Chagos », en vertu duquel « le Royaume-Uni reconnaît la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos dans son intégralité, y compris Diego Garcia ». Toutefois, cet accord « doit être ratifié par Maurice et le Royaume-Uni pour entrer en vigueur » et, en l’état actuel, « aucun paiement ne peut être effectué ». 

Le Premier ministre a précisé que le processus est bloqué du côté britannique, le projet de loi intitulé « Diego Garcia Military Base and British Indian Ocean Territory Bill » n’ayant pas encore été adopté par le Parlement britannique. 

Sur le plan économique, Navin Ramgoolam a indiqué que le Budget 2025-2026 avait intégré, « sur la base de l’hypothèse que le traité serait ratifié », une recette de Rs 10 milliards. En conséquence, « en raison du retard dans la ratification du traité des Chagos, il y aura un manque à gagner de Rs 10 milliards au cours de cet exercice ». 

Il a ajouté que « toutes choses étant égales par ailleurs, le déficit budgétaire augmentera du même montant, soit l’équivalent de 1,3 % du PIB », ce qui entraînera également « une augmentation de la dette du secteur public du même pourcentage ». 

Par ailleurs, ce retard aura aussi des répercussions sur les équilibres extérieurs. Le Premier ministre a ainsi souligné que « le retard dans la ratification du traité entraînera une baisse des entrées dans la balance des paiements d’un montant correspondant, exerçant une pression supplémentaire sur le marché des changes».

Limiter les investissements et les gaspillages d’argent 

Face à cette situation, le gouvernement a engagé une série de mesures pour atténuer les effets de ce manque à gagner. Le ministère des Finances agit notamment en « renforçant le contrôle des dépenses récurrentes et en réduisant les gaspillages ». 

L’exécutif prévoit également de « reprioriser les projets d’investissement en mettant en œuvre ceux à fort impact et favorisant la croissance, tout en reportant ceux de moindre priorité ». À cela s’ajoute un encadrement plus strict des organismes publics, avec pour objectif « d’améliorer l’efficacité et de contenir les transferts budgétaires ». 

Enfin, le gouvernement entend « optimiser les soldes de trésorerie existants dans l’ensemble du secteur public afin de limiter le recours à de nouveaux emprunts ». 

Le Premier ministre a exprimé l’espoir que « le traité des Chagos soit ratifié dans les plus brefs délais afin que l’accord puisse entrer en vigueur et que ses dispositions soient pleinement mises en œuvre ». 
 

Quelle est votre réaction ?
0
0
0
Publicité
À LA UNE