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Réforme des pensions, pouvoir d’achat, soutenabilité budgétaire… Finance Bill 2026-2027: la pression monte pour des ajustements

Par Leena Gooraya-Poligadoo
Publié le: 7 July 2026 à 11:44
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Les organisations syndicales appellent les autorités à privilégier « le dialogue, la justice sociale et l’intérêt général ».
Les organisations syndicales appellent les autorités à privilégier « le dialogue, la justice sociale et l’intérêt général ».
  • Le comité économique entre en scène

À l’approche de la finalisation du Finance Bill 2026-2027, les appels à des ajustements se multiplient. Entre contestation de la réforme des pensions, préoccupations liées au pouvoir d’achat et impératifs de soutenabilité budgétaire, les attentes sont fortes pour que le gouvernement apporte des réponses conciliant justice sociale, dialogue et stabilité économique.

L’annonce de la création d’un comité économique du Cabinet, présidé par le Premier ministre et chargé de finaliser le Finance Bill, est accueillie avec prudence par les organisations syndicales. La première réunion de ce comité est prévue ce mercredi 8 juillet, dans un contexte marqué par une forte contestation des mesures relatives à la pension annoncées dans le Budget 2026-2027.

Pour Haniff Peerun, président du Mauritius Labour Congress (MLC), cette initiative est avant tout le résultat de la mobilisation populaire. « C’est grâce à la grogne et à la colère exprimées par l’ensemble de la population que le gouvernement a été contraint de faire marche arrière en mettant sur pied un comité économique avant de finaliser le Finance Bill », affirme-t-il.

Selon lui, le gouvernement doit désormais « restituer intégralement les droits des pensionnés ». 

Il estime que d’autres pistes existent pour améliorer les finances publiques sans affecter les personnes les plus vulnérables.

Il cite notamment la réduction des dépenses publiques inutiles, une taxation accrue des grandes entreprises, une meilleure fiscalité du secteur offshore et la suppression de certains privilèges accordés aux hauts responsables de l’État. Haniff Peerun considère également que la confiance de la population envers le gouvernement s’est affaiblie. Il appelle les autorités à privilégier « le dialogue, la justice sociale et l’intérêt général » et à revoir les mesures budgétaires qui, selon lui, risquent d’aggraver les difficultés de nombreuses familles.

De son côté, Jane Ragoo, porte-parole de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP), insiste sur la nécessité de dissocier le dossier du Portable Retirement Gratuity Fund (PRGF) de celui de la pension. « Le dossier de la pension mérite un large débat national sur l’avenir du pays et sur les moyens de garantir une vieillesse digne à tous les seniors », soutient-elle. 

Elle rappelle que le PRGF constitue, à ses yeux, un acquis important pour les travailleurs et qu’il ne faut « toucher ni au PRGF ni au National Savings Fund (NSF) ». Concernant la réforme du système de retraite, Jane Ragoo plaide pour un véritable régime contributif fondé sur les corps de métier, avec une contribution totale portée à 18 % du salaire, répartie entre employés et employeurs. Selon elle, cette formule permettrait aux travailleurs du secteur privé de bénéficier, à terme, d’une pension plus équitable.

 

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