Ranveer Ramdour : «Même en zone de guerre, je me sens en sécurité»
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Le Défi Quotidien
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Depuis l’escalade militaire entre l’Iran, Israël et les États-Unis, la tension est palpable dans plusieurs pays du Moyen-Orient. À Dubaï, Ranveer Ramdour, 32 ans, originaire de Quatre-Bornes et installé aux Émirats arabes unis depuis mars 2018, raconte des journées marquées par l’inquiétude, mais aussi par un certain sentiment de sécurité.
« Je ne nierai pas que la situation nous a pris par surprise », confie-t-il. L’annonce des frappes est intervenue en plein Ramadan, une période habituellement synonyme de calme, de prière et de rassemblement. « C’est un mois paisible. Ce qui se passe est préoccupant et effrayant d’une certaine manière », explique le Mauricien.
Les premières nuits ont été particulièrement marquantes. Des missiles ont été lancés en direction de la région, la majorité interceptée par les systèmes de défense émiratis, selon les autorités locales. « Entendre ces fortes explosions lorsque les missiles sont interceptés est impressionnant. À certains moments, les vitres de mon appartement tremblaient », relate-t-il. Des débris seraient tombés dans certaines zones, touchant routes, hôtels, bâtiments résidentiels et l’aéroport.
L’aéroport de Dubaï demeure temporairement fermé, laissant des passagers bloqués, bien que les autorités aient pris des dispositions pour leur hébergement. Dans la ville, la vie continue en grande partie. « Beaucoup d’entreprises fonctionnent toujours, mais le télétravail est recommandé lorsque c’est possible. La majorité des gens restent chez eux si leur présence n’est pas indispensable », précise-t-il.
Par mesure de précaution, Ranveer Ramdour a rempli le réservoir de sa voiture et préparé deux sacs contenant vêtements, nourriture et documents importants en cas d’évacuation. « Il faut être prêt à toute éventualité », lance-t-il.
Si l’ambiance générale reste « neutre » et que la population se dit protégée, l’impact psychologique est réel. « Le sommeil est léger. Même un bruit de voiture ou de chantier peut provoquer une réaction », admet-il. Malgré tout, il souligne la solidarité entre Mauriciens sur place et la confiance accordée aux autorités. « Même dans ce contexte, je me sens en sécurité ici », conclut-il.