Prison de Melrose : climat de violence, sous-effectif et défaillances pointés du doigt devant le Board of Inquiry
Par
Defimedia.info
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La situation à la prison de Melrose s’est détériorée après les incidents survenus en juillet dernier. C’est ce qu’a révélé un Assistant Commissaire des prisons, responsable de l’établissement, lors de son audition devant le Board of Inquiry institué pour faire la lumière sur la mort d’Andy Selmour, ce jeudi.
Selon le haut gradé, un climat de violence règne entre les détenus, accompagné d’un manque de respect envers les gardiens de prison.
Il a également indiqué que la prison de Melrose n’a été dotée d’une ambulance qu’après l’admission de l’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga, vers la mi-décembre. Ce n’est qu’à partir de son arrivée qu’une ambulance des services pénitentiaires a été postée en permanence à l’établissement. Le jour du décès d’Andy Selmour, l’ambulance n’était pas sur place.
Un manque de personnel a aussi été évoqué. À titre d’exemple, seuls trois gardiens sont affectés à la surveillance de certains détenus. Alors que 55 gardiens devraient être présents par shift, en raison des congés maladie et d’autres absences, leur nombre varie entre 40 et 45. Durant la nuit, l’effectif chute à 35 gardiens. Le haut gradé affirme avoir déjà informé le Commissaire des prisons de cette situation.
Par ailleurs, un ASP est revenu sur les événements entourant le décès d’Andy Selmour. Plusieurs détenus l’avaient accompagné à l’hôpital et adoptaient une attitude hostile. Une paire de ciseaux aurait même été volée.
Plus tôt, un infirmier de la prison a expliqué que le soignant en poste le jour de l’agression avait quitté son service plus tôt que prévu.
Parmi les autres témoins entendus figurent également sept enquêteurs de la CID de Quartier-Militaire, chargés de l’enquête sur le meurtre du détenu Selmour.