Prestation de serment controversée - «Faux» pupillage : un Senior Attorney alerte la chef juge
Par
Le Défi Quotidien
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Une lettre adressée à la chef juge de la Cour suprême, Bibi Rehana Mungly-Gulbul, par un Senior Attorney, soulève des interrogations sur les circonstances entourant le serment d’une nouvelle avouée en décembre 2025. L’affaire a été référée à la police pour voir s’il y a eu délit de « swearing false affidavit ».
La jeune avouée a juré un affidavit pour affirmer avoir fait son pupillage chez le Senior Attorney. Dans sa plainte à la chef juge, le Senior Attorney affirme que la jeune avouée, une habitante de Grand-Baie, a été présentée lors de la cérémonie de prestation de serment fin décembre 2025 comme ayant effectué son pupillage à son étude. Cela n’a jamais été le cas, martèle-t-il.
Selon lui, une avocate l’avait approché en 2024 pour qu’il accepte la jeune avouée comme « pupil ». Il dit avoir accepté sous condition que celle-ci passe l’essentiel de son temps de formation à son étude. Toutefois, la jeune femme « n’a jamais fréquenté son étude durant sa période de ‘pupillage’ », affirme-t-il. Le Senior Attorney indique également que l’avocate lui aurait demandé, vers juin 2025, de signer une lettre attestant que la période de « pupillage » avait été complétée dans son étude. Il précise avoir refusé, expliquant qu’il n’a « jamais signé un certificat de complaisance » durant toute sa carrière.
Or le Senior Attorney dit avoir été surpris d’apprendre, après la cérémonie, que la jeune avouée avait néanmoins prêté serment sur la base d’une affirmation qu’elle avait fait son pupillage chez lui.
Après avoir tenté de joindre l’avocate, le Senior Attorney dit avoir appris qu’un autre avoué aurait finalement signé la lettre attestant que la jeune femme a aussi fait son pupillage chez le Senior Attorney. L’autre avoué lui aurait confié qu’on lui avait dit qu’il était souffrant et incapable de signer lui-même le document. D’où la signature sur le document.