Pédophilie : des filles accusent le père de leur amie
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Trois jeunes femmes ont porté plainte contre le père de leur amie d’enfance pour abus sexuels. Les délits remontent à une dizaine d’années. Depuis le début d’avril, la police a enregistré trois plaintes contre Percy Duval. Celui-ci a fait valoir son droit au silence. Il répond d’une accusation provisoire de « causing child to be sexually abused » devant la justice.
C’est une affaire qui devrait connaître d’autres rebondissements et qui est prise avec beaucoup de tact, aux Casernes centrales. Dans une première déposition, au Central Criminal Investigation Department, le mercredi 1er avril, en présence des avocats de l’étude Hawoldar, une adolescente de 14 ans a accusé Percy Duval de l’avoir incitée à visionner des vidéos pornographiques. Elle a raconté qu’elle avait 4 à 5 ans à cette époque et qu’elle s’était rendue au domicile de son amie, qui est la fille du suspect, pour y passer la nuit.
Les sleep-overs étaient courants à cette époque pour cette bande d’amies et les parents des fillettes déposaient souvent celles-ci chez le suspect, durant les vacances scolaires. À cette époque, selon la plaignante, le suspect lui faisait visionner des vidéoclips pornographiques. Mais elle confie qu’elle ne réalisait pas ce que c’était à l’époque. C’est en grandissant qu’elle a compris la gravité. Choquée, elle explique qu’elle s’est réfugiée dans le mutisme, évoquant aussi de la peur. Elle a aussi raconté que le suspect a exhibé sa partie privée devant elle en une occasion. Ce jour-là, elle a immédiatement appelé sa mère pour lui demander de venir la récupérer.
Le mercredi 8 avril, une deuxième plaignante, âgée de 14 ans, explique à la police qu’elle était amie de classe avec la fille du suspect. À cinq reprises en 2021, elle raconte qu’elle a passé la nuit chez la fille du suspect, sans aucun problème. La mère de son amie était absente, vu qu’elle travaillait. La sixième fois qu’elle était partie pour un « sleep over », elle relate que le lendemain vers 6 h 30, Percy Duval a accédé à la chambre dans laquelle elle dormait aux côtés de la fille du suspect. À un moment, le suspect aurait procédé à des attouchements sur ses sous-vêtements. La plaignante a aussi dénoncé de nombreux actes de taquineries, et a expliqué en détail comment les attouchements sexuels étaient commis. Elle raconte qu’elle a feint d’être endormie par crainte.
Le jeudi 16 avril, une troisième fille a porté plainte. Âgée de 14 ans, elle raconte que les délits remontent à 2021. Par peur, elle s’était murée dans le silence. Elle a eu le courage de porter plainte en voyant d’autres dénonciations et l’arrestation du suspect. Elle a raconté que le suspect a fait des attouchements sur elle. Elle a vu que le suspect était sur elle en se réveillant. Il faisait des mouvements suspects. Percy Duval lui aurait demandé de ne rien dire. Il aurait dit qu’il jetait un coup d’œil sur elle. « Je vérifiais si tu dormais », aurait laissé entendre le suspect. Depuis, cette fille n’est jamais retournée chez son amie.
« La protection des mineurs et l’intégrité des procédures judiciaires doivent primer. » C’est ce qu’avance l’avocate Deveena Deonaran-Joyram, qui fait partie de l’étude Hawoldar, qui représente les plaignants. L’avocate confie que l’affaire est devant la justice. La brigade pour la protection de la famille et le Central Criminal Investigation Department (CCID) ont ouvert des enquêtes. L’avocate évoque des accusations d’abus sexuels d’enfant, qui sont graves. Selon elle, les plaignantes coopèrent pleinement avec les autorités. Étant donné que les procédures judiciaires et que l’enquête du CCID sont en cours, l’avocate précise qu’il ne serait pas approprié qu’elle commente davantage. Me Deveena Deonaran Joyram ajoute que la position de ses clientes est que l’affaire doit se dérouler conformément à la loi, en tenant compte de la protection des mineurs et de l’intégrité de la procédure judiciaire.