Nuisance sonore et affrontements - Dérapages à Palmar : Neuf suspects arrêtés passent aux aveux
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Le Défi Quotidien
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L’enquête menée par la CID de l’Eastern Division sur les incidents survenus à la plage de Palmar dimanche a abouti à neuf arrestations. Plusieurs suspects ont reconnu leur participation aux affrontements.
L’enquête de la Criminal Investigation Division (CID) de l’Eastern Division sur les dérapages enregistrés à la plage de Palmar a conduit, à ce stade, à l’arrestation de neuf individus. Mardi 27 janvier, les suspects ont été présentés devant le tribunal de Flacq sous des accusations provisoires de rébellion et de vagabondage. Ils demeurent en détention.
Lors des séances d’interrogatoire, certains suspects ont reconnu leur implication dans les incidents. L’un d’eux, identifié comme l’individu ayant arraché le téléphone portable d’un policier, est passé aux aveux. « Mo mem ki finn aras portab sa lapolis-la », a-t-il déclaré lors d’un interrogatoire préliminaire.
Dans cette affaire, sept suspects sont maintenus en détention pour rébellion. Un huitième individu, arrêté lundi pour vagabondage, a été relâché sous caution avant d’être présenté devant la justice le mardi 27 janvier. Le neuvième suspect, interpellé le même jour, a également reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Les neuf suspects ont admis leur présence sur la plage de Palmar, dimanche, et leur participation aux heurts impliquant des policiers intervenus à la suite d’une plainte pour pollution sonore. Parmi les personnes interpellées figurent Maheshwarnath Mungurah, 28 ans, présenté comme un limier de l’ADSU, Jean Désiré Laval Thomas, 34 ans, Nikhil Gadadhar, 19 ans, Rajiv Gadadhar, 22 ans, Ittish Jowrah, 20 ans, Tissan Kumar Goonjur, 23 ans, et Akshay Keerpah, 25 ans, tous des habitants de l’Est.
À mardi 27 janvier, la police tentait toujours d’identifier un individu aperçu sur des vidéos en train de dégonfler un pneu d’un véhicule de police. Plusieurs équipes du Field Intelligence Office (FIO) et de la CID de l’Eastern Division sont mobilisées sur le terrain.
Les faits remontent à dimanche 25 janvier, vers 18 h 30, lorsque la police a été alertée d’une nuisance sonore sur la plage de Palmar, causée par des véhicules diffusant de la musique à plein volume. Sur place, les policiers ont identifié une voiture équipée de plusieurs haut-parleurs. L’un des individus a alors affirmé : « Wi, sa loto-la pou mwa, mo enn gard ladsou mwa ». Toutefois, les enquêteurs ont établi qu’il n’en était pas le véritable propriétaire. Un autre suspect a par la suite consigné une version des faits indiquant que le véhicule lui appartenait.
Par ailleurs, lundi, un constable de l’ADSU a été entendu par les enquêteurs. Il a nié toute implication dans les dérapages, tout en confirmant sa présence sur les lieux. Selon des sources proches de l’enquête, aucun élément incriminant n’a été retenu contre lui à ce stade. Après avoir fourni ses explications à la CID de l’Eastern Division, il a été autorisé à partir.
Les enquêteurs ont également établi que l’un des suspects s’était présenté comme policier lors des échanges sur la plage. Arrêté lundi par la CID de l’Eastern Division, il a reconnu avoir usurpé cette qualité, précisant être chauffeur de profession et non membre de la force policière, notamment de l’ADSU, contrairement à ce qu’il avait laissé entendre sur place.
La CID de l’Est dispose par ailleurs de plusieurs enregistrements vidéo montrant les accrochages entre des badauds et les forces de l’ordre. Les suspects seront confrontés à ces images dans le cadre de l’enquête, axée sur des délits présumés de vagabondage et de rébellion. Certains individus auraient été vus lançant du sable et des bouteilles de bière vides en direction des limiers et de leur véhicule. Face à la montée de la tension, les forces de l’ordre ont préféré se replier afin d’éviter de nouveaux incidents. L’enquête se poursuit sous la supervision de la CID de Trou-d’Eau-Douce.