Mondial : après voir tremblé, l'Argentine veut se rassurer contre l'Egypte
Par
Defimedia.info
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Passé près d'une immense humiliation face au novice Cap-Vert au tour précédent, l'Argentine, portée par le seul génie de Lionel Messi, va se frotter à l'Egypte de Mohamed Salah en 8e de finale du Mondial pour tenter de se rassurer dans sa conquête d'un doublé historique.
Au-delà du talent infini de son guide et de deux très belles inspirations du défenseur Lisandro Martinez, les champions du monde, ont souffert pendant 120 longues minutes face aux Capverdiens, 64e nation mondiale, et qui jouaient leur première Coupe du monde.
De quoi laisser une image inquiétante pour Lionel Scaloni et ses hommes, totalement dépendants de Messi, auteur de sept buts sur 11 après quatre matches.
Manquant visiblement de fraicheur physique mais aussi d'idées dans le jeu, les Argentins, qui n'ont toujours pas réalisé collectivement un match référence dans le tournoi, ont montré des faiblesses relevées par le capitaine lui-même.
"On n'a pas réussi à bien les presser, il y avait trop d'espaces entre nos lignes. Quand nos milieux voulaient sortir sur leur défenseur central, nos défenseurs avaient beaucoup trop de distance à parcourir. On n'était pas bien coordonnés", a commenté Messi, éreinté mais lucide. "On n'arrivait pas à assurer le marquage. Ils n'avaient pas le ballon et pourtant ils nous ont fait courir car on ne pressait pas bien."
"Il ne faut pas se laisser aller à la confiance", a aussi prévenu Lisandro Martinez.
Mardi à Atlanta, il faudra donc gommer toutes ces lacunes face à l'Egypte de Mohamed Salah. Et la question sera aussi de savoir si les joueurs, qui ont terminé la rencontre épuisés et avec des crampes, auront repris des forces. Facundo Medina, visiblement touché musculairement, ou Enzo Fernandez, perclus de crampes, seront-ils suffisamment remis ?
Pendant ces trois jours, l'idée principale pour le staff argentin a été la récupération. Samedi matin l'entraînement a été annulé pour cause d'orage et les joueurs ont fait des exercices de récupération en gymnase au centre d'entraînement de l'Inter Miami.
- "Pas bien coordonnés" -
Mais, l'Albiceleste sait très bien gagner dans la souffrance, comme elle l'a fait à plusieurs reprises dans cette compétition. A l'image bien évidemment de la finale en 2022 face à la France au bout d'une séance de tirs au but et alors que les Bleus étaient revenus deux fois au score (3-3, 4-2 t.a.b.).
Hormis la demi-finale face à la Croatie (3-0), les Argentins n'avaient pas connu de matches faciles au Qatar avant de devenir champions du monde: frôlant l'élimination en quart de finale contre les Pays-Bas (2-2, 4-3 t.a.b.) et avec une défaite inaugurale face à l'Arabie Saoudite d'Hervé Renard (2-1).
"Il faut toujours en tirer du positif, cette équipe ne renonce jamais", a souligné Lionel Scaloni.
En face, les Pharaons poursuivent leur parcours historique dans le tournoi et Mohamed Salah et ses coéquipiers abordent donc ce 8e sans aucune pression.
"C'est historique", a déclaré le capitaine de 34 ans après la qualification contre l'Autriche (1-1, 4-2 t.a.b.). "J'ai dit aux gars que c'est la plus grande scène sur laquelle on puisse jouer. +Profitez-en et ne laissez pas la pression vous atteindre+. (...) Je suis heureux qu'on ait écrit l'histoire aujourd'hui."
Grâce à une défense rigoureuse et des nerfs d'acier mais sans faire le spectacle, ils pourront largement gêner les Argentins, même si les 24e au classement Fifa ne sont pas assis à la même table des favoris que les champions du monde en titre.
AFP