Mondial-2026: Au tour du Canada et des Etats-Unis de couper le ruban
Par
Defimedia.info
Par
Defimedia.info
On ne change pas une formule qui gagne... Au lendemain de l'ouverture spectaculaire dans un stade Azteca en fusion à Mexico, c'est au tour du Canada et des Etats-Unis de lancer leur Coupe du monde avec des concerts de stars internationales, et deux matches à Toronto puis Los Angeles.
32 ans plus tard, sans Trump
Il est depuis des mois le personnage central de ce Mondial-2026 coorganisé pour la première fois par trois pays, tant son imprévisibilité, ses déclarations et sa politique auront influencé l'agenda extra-sportif de l'avant-tournoi.
Pourtant, Donald Trump, qui n'a cessé de promettre la plus belle des Coupes du monde, ne sera pas à Los Angeles vendredi pour le premier match de la compétition sur le sol américain, entre la Team USA et le Paraguay à 18h00 (01h00 GMT samedi).
Il sera représenté par son secrétaire d'Etat Marco Rubio qui aura auparavant pu apprécier un show très local, avec notamment la popstar Katy Perry et le rappeur Future, dans le SoFi Stadium de Los Angeles.
Trente-deux ans après l'édition 1994 organisée sur leur seul territoire, les Etats-Unis emmenés par le sélectionneur argentin Mauricio Pochettino espèrent cette fois susciter l'enthousiasme d'un pays qui continue de préférer le football américain au +soccer+.
Le Canada en quête d'une victoire historique
C'est à Alanis Morissette, voix indémodable des années 1990, que reviendra peu avant 15h00 (19h00 GMT) l'honneur d'interpréter l'hymne national à Toronto, avant que le Canada n'affronte la Bosnie-Herzégovine.
A voir si cela portera chance aux Canucks, eux qui en deux participations à des phases finales -en 1986 au Mexique et en 2022 au Qatar- totalisent six défaites en autant de matches.
Ils ont été versés dans un groupe théoriquement à leur portée avec le Qatar et la Suisse, en plus de cette Bosnie de l'inusable Edin Dzeko, 40 ans (148 sélections, 73 buts).
Les Canadiens devront cependant se passer de leur patron, le latéral gauche du Bayern Munich Alphonso Davies, touché cette saison par une cascade de blessures et encore trop juste pour jouer vendredi.
"E viva Mexico !"
Les attaquants Julian Quinones et Raul Jimenez ont parfaitement lancé jeudi el "Tri" dans la compétition, au terme d'une rencontre qui n'a pas offert des sommets footballistique, mais sans verser dans l'ennui pour autant, comme ce fut le cas seize ans plus tôt à Johannesburg lorsque ces deux mêmes équipes avaient ouvert le Mondial-2010 (1-1).
C'est à 13h06 locales (19h06 GMT), avec un peu de retard sur l'horaire prévu, que l'arbitre Wilton Sampaio a donné le coup d'envoi du premier des 104 matches de cette Coupe du monde. Le Brésilien a ensuite sorti les trois premiers cartons rouges du tournoi, synonymes d'exclusion pour deux joueurs sud-africains et un Mexicain.
Les quelque 80.000 spectateurs du mythique Azteca, qui accueillait-là son troisième match d'ouverture après 1970 et 1986 - un record -, avaient d'abord assisté à un spectacle musical d'une vingtaine de minutes avec en vedette la pop-star colombienne Shakira qui a interprété "Dai Dai", une chanson créée pour l'occasion, accompagnée par le roi nigérian de l'afrobeat Burna Boy, au milieu de dizaines de danseuses et danseurs.
Quelques incidents se sont produits dans la capitale mexicaine. Des milliers de supporters ont tenté d'accéder à la fan zone installée sur la place du Zocalo, créant d'importantes bousculades.
Depuis plusieurs jours, s'est exprimée dans les rues une grogne sociale faisant craindre des perturbations. Au moment du coup d'envoi du premier match, des heurts se sont produits entre plusieurs dizaines de manifestants et les forces de l'ordre à l'extérieur du stade.
Cette journée inaugurale 100% mexicaine s'est conclue en soirée par la victoire méritée d'une Corée du Sud volontaire et séduisante aux dépens de la République tchèque (2-1) à Guadalajara.
Un lot de consolation pour Omar Artan
L'arbitre somalien Omar Artan, refoulé samedi des Etats-Unis où il devait officier lors du Mondial-2026, sera au sifflet de la Supercoupe d'Europe le 12 août entre le PSG et Aston Villa, a annoncé jeudi l'UEFA.
"Le football est fait pour rapprocher les gens, et l'UEFA souhaite témoigner son respect à Omar et à ses remarquables qualités d'arbitrage", déclare le patron de l'instance européenne, Aleksander Ceferin, cité dans un communiqué.
L'immense déception vécue par Omar Artan, désigné arbitre africain de l'année en 2025, a suscité l'indignation en Somalie, où il a été reçu en héros à son retour mercredi, et est devenue le symbole du durcissement de la politique migratoire des Etats-Unis, censés accueillir la planète entière lors de la plus grande compétition de football au monde.
AFP