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Meurtre de Soobhawtee Juggessur à Petit-Raffray : deux suspects relâchés dimanche après avoir nié toute implication

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 22 June 2026 à 12:30
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Soobhawtee Juggessur a été retrouvée sans vie dans sa chambre.
Soobhawtee Juggessur a été retrouvée sans vie dans sa chambre.
  • Deeya : « C’est sûrement quelqu’un qui savait que Maman vivait seule »

L’enquête sur le meurtre de Soobhawtee Juggessur, 62 ans, se poursuit. Deux suspects, des habitants de Petit-Raffray, ont été interpellés dimanche 21 juin par le Field Intelligence Office (FIO) et entendus par la Major Crime Investigation Team (MCIT).

Conduits au bureau de la MCIT, les deux hommes, dont l’un est âgé de 30 ans, ont nié toute implication dans cette affaire. Ils ont été interrogés sur leur emploi du temps dans l’après-midi et la soirée du vendredi 19 juin, moment où un individu s’est introduit au domicile de la victime sous prétexte de vendre des fruits.

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Deeya se confiant au Défi Media Group samedi.
Deeya se confiant au Défi Media Group samedi.

La sexagénaire a été retrouvée plus tard par ses proches, gisant dans sa chambre. L’autopsie, pratiquée samedi par le Principal Police Medical Officer, le Dr Maxwell Monvoisin, a attribué le décès à une « asphyxia by smothering ». La thèse d’une tentative de vol ayant mal tourné est fortement privilégiée par les enquêteurs.

Au cours de leur interrogatoire, les suspects ont affirmé ne pas être impliqués. Connus des services de police comme Habitual Criminals, leurs déclarations ont été soumises à des vérifications. Ils ont fourni des alibis, précisant les lieux où ils se trouvaient au moment des faits et indiquant que plusieurs personnes pouvaient confirmer leurs versions. Après vérification de ces éléments, les deux individus ont été relâchés dimanche soir.

Parallèlement, la police, avec l’appui de l’Information Technology (IT) Unit, a analysé des images de vidéosurveillance obtenues à proximité de la maison de la victime. Elles montrent un individu portant une cagoule et un capuchon, ce qui rend son identification difficile.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’agresseur aurait quitté les lieux par une fenêtre. Les images des caméras CCTV couvrant l’accès principal de la résidence ne montrent en effet aucun passage correspondant à la fuite du suspect. L’enquête se poursuit afin d’identifier l’auteur de ce meurtre.

Un acte prémédité, selon la fille de la victime

Sous le choc, Deeya, la fille de Soobhawtee Juggessur, estime que le meurtre de sa mère pourrait être l’œuvre d’une personne connaissant ses habitudes. « C’est sûrement quelqu’un qui savait que Maman vivait seule », affirme-t-elle. « Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, mais ce qu’il a fait est affreux. »

Elle garde le souvenir d’une femme courageuse et dévouée. « Maman était une femme laborieuse. C’est vraiment un choc », confie-t-elle, émue. Elle décrit également une mère déterminée, qui faisait face aux difficultés sans jamais baisser les bras.

Le décès de son père, il y a deux ans, avait profondément marqué la famille. Malgré cette épreuve, la sexagénaire avait choisi de continuer à travailler. « Elle me disait souvent qu’elle allait continuer, même si elle était très fatiguée », raconte Deeya.

La jeune femme précise qu’elle encourageait sa mère à se reposer, sans succès. « Je lui disais de rester à la maison, mais elle ne voulait pas rester seule », explique-t-elle. Son travail lui permettait de garder un lien social et de s’occuper l’esprit.

« L’une des choses les plus précieuses qu’elle nous a enseignées, c’est que rien n’est impossible dans la vie, peu importe la difficulté », ajoute-t-elle. « She was a self-made woman. C’est pour cela que j’ai suivi ses pas. »

Selon Deeya, l’auteur du crime connaissait probablement bien les lieux. Elle évoque même l’hypothèse d’un acte prémédité.

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