Meurtre de Jonathan Koo Yan Too au domaine d’Au Villars - l’un des gardiens : «Un proche m’avait remplacé au moment du drame»
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Le Défi Quotidien
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L’enquête sur la mort de Jonathan Koo Yan Too, 40 ans, abattu par balle le mardi 9 juin au domaine de chasse Au Villars, à Midlands, se poursuit. La Major Crimes Investigation Team (MCIT) a auditionné un deuxième gardien du site, où la victime a été retrouvée sans vie à proximité de son véhicule.
À ce stade, les enquêteurs n’ont pas encore élucidé les circonstances de ce meurtre. Deux des trois gardiens du domaine ont déjà été entendus. Le premier affirme n’avoir entendu aucun coup de feu au moment des faits. Le second soutient, pour sa part, qu’il avait quitté les lieux et s’était fait remplacer par un proche, en raison d’une obligation personnelle. Ces versions font actuellement l’objet de vérifications.
Un troisième gardien doit également être auditionné dans les jours à venir. Quant au proche ayant assuré le remplacement, il affirme lui aussi ne pas avoir entendu de tirs cet après-midi-là. Des déclarations qui contrastent avec un message envoyé par Jonathan Koo sur un groupe WhatsApp, dans lequel il indiquait avoir entendu des coups de feu et qu’il se rendait sur place pour vérifier.
Les enquêteurs n’écartent toutefois pas la possibilité que les détonations n’aient pas été audibles sur l’ensemble du domaine.
Les policiers s’efforcent désormais de reconstituer précisément le déroulement des événements ayant conduit à la mort de Jonathan Koo Yan Too. Passionné de chasse, il avait alerté ses amis, via WhatsApp, de tirs entendus sur le site, alors qu’il était censé être seul à s’y trouver pour nourrir les cerfs.
Les échanges au sein de ce groupe de discussion ont été récupérés par la police. Les membres, tous proches de la victime, ont été entendus à titre de témoins et ont fourni leurs versions des faits.
La veuve de Jonathan Koo a également été auditionnée. Elle a indiqué avoir reçu un selfie de son mari plus tôt dans la journée, alors qu’elle se trouvait au travail. En revanche, dans l’après-midi, elle n’est plus parvenue à le joindre. Ce n’est qu’en soirée, lorsque des amis se sont rendus sur place, que le corps de la victime a été découvert, gisant dans une mare de sang à proximité de son véhicule.
La thèse d’un acte de braconnage est actuellement envisagée par les enquêteurs. Toutefois, aucune piste n’est exclue à ce stade. Les policiers poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame et identifier un éventuel mobile.
Faute d’éléments concluants pour l’heure, l’enquête se concentre sur l’analyse des témoignages et des éléments techniques recueillis sur le terrain.