Publicité

Les prix du pétrole en hausse après l’annonce par Trump de la saisie d’un navire iranien

Par Defimedia.info
Publié le: 20 avril 2026 à 15:15
Image
Les prix du pétrole en hausse après l’annonce par Trump de la saisie d’un navire iranien

Les prix mondiaux du pétrole ont fortement augmenté après que le président américain Donald Trump a annoncé que la marine américaine avait intercepté et saisi un navire cargo battant pavillon iranien.

Le Brent, référence mondiale du pétrole, a grimpé de plus de 6 % pour atteindre environ 96 dollars le baril, inversant la baisse enregistrée vendredi, lorsque l’Iran avait affirmé que le détroit d’Ormuz serait « totalement ouvert » aux navires commerciaux pour le reste du cessez-le-feu.

Samedi, Téhéran a toutefois annoncé la fermeture à nouveau du détroit, avertissant que tout navire s’en approchant serait ciblé.

Ce passage maritime est stratégique, environ 20 % du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié y transitant habituellement.

Les marchés de l’énergie connaissent de fortes fluctuations depuis les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, et les menaces de Téhéran de viser les navires dans le détroit.

Donald Trump a déclaré que ses représentants seraient en déplacement au Pakistan lundi pour des négociations. Un responsable de la Maison-Blanche a précisé que le vice-président JD Vance conduirait la délégation américaine.

Mais les médias d’État iraniens indiquent que Téhéran n’a « pas prévu pour l’instant de participer » aux discussions, sans toutefois clarifier officiellement sa position.

« Les marchés pétroliers continuent de fluctuer en réaction à des publications contradictoires sur les réseaux sociaux des États-Unis et de l’Iran, plutôt qu’aux réalités du terrain », a expliqué à la BBC l’analyste Saul Kavonic, du cabinet MST Marquee.

« Tout cela fait partie des négociations, qui se jouent en temps réel dans le détroit d’Ormuz. »

Shanti Kelemen, co-directrice des investissements chez 7 Investment Management, évoque une certaine « fatigue » des marchés face aux changements constants de situation.

« Je pense que le marché ne croit plus vraiment aux déclarations et regarde davantage les actions », a-t-elle indiqué à la BBC.

Le détroit d’Ormuz est resté fermé dimanche, un jour après que les Gardiens de la révolution iraniens (IRGC) ont annoncé la fin d’une réouverture temporaire liée au cessez-le-feu. Ils estiment que le blocus naval américain viole l’accord.

Donald Trump avait affirmé vendredi que ce blocus resterait en place jusqu’à la conclusion d’un accord entre les deux pays.

Les marchés boursiers étaient contrastés lundi. En Europe, le FTSE 100 a ouvert en baisse de 0,4 %, tandis que le Dax allemand et le CAC 40 français ont reculé de plus de 1 %.

En revanche, les marchés asiatiques ont progressé, avec le Nikkei japonais en hausse de 0,6 % et le Kospi sud-coréen gagnant 0,4 %.

Les prix de l’énergie restent très volatils depuis le début du conflit avec l’Iran. Le Brent s’échangeait autour de 70 dollars avant les hostilités et avait atteint près de 120 dollars le 9 mars.

Les contrats à terme reflètent ces variations, les marchés anticipant les prix futurs du pétrole livré, notamment pour le mois de juin.

Cette crise a provoqué des tensions sur l’approvisionnement énergétique mondial, avec des hausses de prix et des pénuries dans certains pays.

L’Asie est particulièrement touchée, car environ 90 % de ses besoins énergétiques transitent habituellement par le détroit d’Ormuz.

Plusieurs gouvernements ont adopté des mesures d’économie d’énergie, incluant le télétravail, la réduction de la semaine de travail ou la fermeture anticipée des universités.

Certains pays d’Asie du Sud-Est, comme Singapour et la Thaïlande, appellent également à réduire l’usage de la climatisation.

Même la Chine, qui dispose de réserves estimées à trois mois d’importations, ajuste sa politique énergétique face à la hausse des prix.

Les compagnies aériennes de la région ont pris des mesures pour faire face à l’augmentation du carburant.

La semaine dernière, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie a averti que l’Europe pourrait disposer de « six semaines de carburant aviation » seulement si la situation perdure.

Au Royaume-Uni, les prix de l’essence et du diesel ont légèrement reculé en fin de semaine dernière après plusieurs hausses successives.

Source : BBC

Quelle est votre réaction ?
Publicité
À LA UNE