Fareedah Chummun: la contre-autopsie confirme une mort naturelle
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Les filles de Fareedah Chummun voulaient en avoir le cœur net. Comment est morte leur mère le 23 septembre à l’âge de 71 ans ?
Les filles de Fareedah Chummun ont fait une demande au tribunal de Port-Louis pour l’exhumation du corps de leur mère pour une contre-autopsie. Le tribunal a accédé à leur requête. Cet exercice a eu lieu vendredi matin 27 novembre au cimetière de Riche-Terre. Le rapport de la contre-autopsie confirme la mort naturelle de Fareedah Chummun. Aucune trace de blessure ni de fracture n’a été relevée. La contre-autopsie a été pratiquée dans des conditions difficiles, vu l’état de décomposition avancé du corps de Fareedah Chummun. Un os de la nuqyue de Fareedah Chummun a été envoyé au Forensic Science Laboratory (FSL) pour des examens approfondis ; le but étant de déceler s’il y aurait des traces de strangulation. La famille a retenu les services du Dr Satish Boolell, médecin légiste, pour cet exercice à l’hôpital Victoria. Me Assad Peeroo, dont les services ont été retenus, explique que la famille veut connaître les raisons ayant provoqué l’arrêt cardiaque de Fareedah Chummun. « Nous ne contestons pas le fait qu’elle soit décédée d’un arrêt cardiaque. Nous voulons savoir ce qui l’a provoqué. Nous pensons aussi qu’il y a des traces sur le corps du défunt qui laissent supposer qu’il y ait pu avoir un acte malveillant. Donc nous demandons la réouverture de l’enquête policière », affirme Assad Peeroo sur Radio Plus. Fareedah Chummun habitait seule dans sa maison à Vallée-Pitot, où son corps sans vie a été découvert le 23 septembre. La Criminal Investigation Division (CID) de Port-Louis-Nord avait alors procédé à une arrestation. Le suspect H.M., 23 ans, a avoué un vol, mais a nié avoir agressé la victime. Il a expliqué qu’il est allé chez la victime pour commettre un vol. Il a vu la victime au rez-de-chaussée et il est monté à l’étage pour faire main basse sur des bijoux. Il dit n’avoir à aucun moment agressé la femme : « J’ai volé une carte bancaire sur laquelle il y avait le code. J’ai alors effectué des retraits d’un montant total de Rs 45 000. Après le vol, je suis reparti », a expliqué le suspect H.M.. Le voleur avait été présenté devant le tribunal de Port-Louis en septembre sous une accusation provisoire de vol et « culpable omission ». La police avait objecté à sa remise en liberté conditionnelle. Le suspect a comparu à nouveau devant la justice jeudi 26 novembre et la police a objecté une nouvelle fois à ce qu’il soit en liberté conditionnelle.