Détention prolongée : L’avocat de Mamy Ravatomanga parle de discrimination
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Defimedia.info
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La Cour suprême a réservé ce jeudi 26 mars 2026, sa décision suivant les débats sur la demande de libération de Maminiaina « Mamy » Ravatomanga. Ce denier, absent de l’audience, conteste la décision de la Bail and Remand Court (BRC), rendue le 30 décembre 2025. Cette instance avait rejeté sa demande de remise en liberté.
Me Joy Beeharry, principal avocat de Mamy Ravatomanga, a soutenu que la BRC n’a pas correctement évalué « la nature et la force de la preuve ».
L’homme de loi a également mis en avant que trois coaccusés dans cette affaire, à savoir Nasser Osman Beekhy, David Jean Christian Thomas et Junaid Haroon Fakim (ancien commissaire de la FCC), ont déjà obtenu la liberté sous caution sans objection de la FCC. Il évoque une « discrimination » envers son client.
Mamy Ravatomanga conteste les conclusions de la BRC selon lesquelles il existerait « sufficient incriminating evidence […] of a strong nature » et un risque de fuite « réel et plausible ».
Me Ida Dookhy-Rambarun, Senior Assistant Director of Public Prosecutions, représentant le Directeur des Poursuites Publiques (DPP) et le Commissaire de Police (CP), a argué que la BRC a correctement appliqué les principes juridiques et que la décision ne peut être considérée comme erronée.
De son côté, Me Atish Roopchand, principal avocat de la FCC, a soutenu qu’on ne peut comparer le cas de Mamy Ravatomanga à celui des autres co-accusés car l’homme d’affaires malgache est visé par plusieurs enquêtes, dont l’achat de Boeing à l’Iran, blanchiment de Rs 7,3 milliards, entre autres.
Les juges Azam Neerooa et Carol Green-Jokhoo, ont mis leur décision en délibéré.