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Classement de la Banque africaine de développement - Industrie en Afrique : Maurice nettement distancé par les leaders, mais reste à la 5e place

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 3 June 2026 à 11:30
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Banque africaine de développement

Selon l’Indice d’industrialisation de l’Afrique 2025 publié par la Banque africaine de développement (BAD), l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, il y a quelques jours, le continent poursuit sa progression industrielle, mais de manière inégale. Dans ce classement couvrant 54 pays, le Maroc s’impose comme le pays le plus industrialisé du continent en 2024, devant l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Tunisie et Maurice.

Maurice occupe ainsi la 5e place avec un score de 0,6731, confirmant sa position parmi les économies les plus avancées du continent en matière de développement industriel. Le pays devance des pays tels que l’Algérie (6e), le Sénégal (8e) ou encore le Kenya (11e), mais reste nettement distancée par le trio de tête.

Le rapport attribue au Maroc un score de 0,8415, suivi de près par l’Afrique du Sud (0,8396), illustrant une compétition serrée au sommet. L’Égypte (3e) et la Tunisie (4e) complètent le groupe de tête. Maurice ferme ce Top 5 avec un écart significatif par rapport aux quatre premiers.

Faiblesse structurelle

L’indice repose sur 19 indicateurs, incluant la performance manufacturière, les infrastructures, l’investissement, la gouvernance, le climat des affaires et la compétitivité économique. Selon le rapport, 41 pays africains ont amélioré leur score entre 2010 et 2024, signe d’une dynamique globale positive, mais seuls 24 ont progressé dans le classement.En bas du classement, plusieurs pays affichent des niveaux d’industrialisation encore très faibles selon l’indice. La Gambie (0,4120) occupe la 50e place, suivie de la Guinée-Bissau (0,4115) et du Burundi (0,4061). Le Soudan du Sud (0,3768) et São Tomé-et-Príncipe (0,3747) ferment la marche, confirmant les importants écarts de développement industriel qui persistent sur le continent .

La BAD souligne toutefois que l’Afrique reste marginale dans l’économie industrielle mondiale, contribuant à moins de 2 % de la production manufacturière et à environ 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés. Cette faiblesse structurelle reflète des limites persistantes en matière de capacités de production et de transformation.

Dans ses conclusions, l’institution insiste sur la nécessité de renforcer l’intégration régionale via la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), de développer les chaînes de valeur, d’investir dans les infrastructures, les compétences et l’innovation, ainsi que d’améliorer l’accès au financement industriel.
 

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