Chikungunya : quatre cas actifs, la vigilance reste de mise
Par
Le Dimanche /L' Hebdo
Par
Le Dimanche /L' Hebdo
La situation locale du chikungunya demeure, elle aussi, sous surveillance à Maurice. Le pays compte à ce jour quatre cas actifs de chikungunya, dont le plus récent a été détecté à Rose-Hill, confirmant que le virus circule toujours sur le territoire.
Depuis le début de l’année, 16 cas de chikungunya ont été recensés. Parmi les patients récemment admis, figure un homme de 79 ans, résidant dans une maison de retraite. Les personnes âgées et les individus présentant des fragilités restent plus vulnérables face aux maladies transmises par les moustiques.
Selon le Dr Fazil Khodabocus, les autorités suivent de près l’évolution de la situation, notamment à travers l’analyse de la densité vectorielle. « Le département de virologie travaille actuellement sur un rapport afin d’évaluer la densité de moustiques à travers le pays », explique-t-il. En outre, il fait ressortir que l’indice de Breteau, un indicateur clé mesurant la présence de gîtes larvaires, est actuellement élevé dans certaines régions.
Toutefois, ce n’est qu’après la publication du rapport de la Vector and Biological Control Unit que les autorités pourront dresser une cartographie précise des zones les plus à risque. « Cela nous permettra de mieux cibler les interventions et les campagnes de démoustication », indique le Dr Khodabocus.
En attendant ces conclusions, le message des autorités est clair : aucune négligence ne doit être tolérée, surtout en pleine saison des pluies. Les conditions climatiques actuelles constituent un environnement favorable à la prolifération des moustiques, principaux vecteurs du chikungunya.
Le ministère de la Santé appelle ainsi la population à redoubler de vigilance et à adopter des gestes de prévention. Parmi les recommandations figurent l’utilisation régulière de produits anti-moustiques, l’élimination de toute accumulation d’eau stagnante sur les toits, dans les soucoupes de pots de fleurs, les vieux pneus ou autres objets abandonnés. Il est également conseillé de changer fréquemment l’eau des vases à fleurs et de se protéger au maximum contre les piqûres, notamment en portant des vêtements couvrants, lorsque cela est possible.
« La lutte contre le chikungunya repose autant sur les actions des autorités que sur la responsabilité individuelle », souligne le Dr Fazil Khodabocus.