Mise à jour: 8 janvier 2026 à 16:30

Après six ans de litige- bataille de paternité : la Cour suprême tranche grâce à l’ADN

Par Ledweena Ramasawmy-Mohun
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La Cour a ordonné à l’État civil de procéder aux modifications nécessaires sur l’acte de naissance de l’enfant.
La Cour a ordonné à l’État civil de procéder aux modifications nécessaires sur l’acte de naissance de l’enfant.

Après six ans de litige, un père a obtenu la rectification de l’acte de naissance de sa fille. Un test ADN a prouvé sa paternité, invalidant la reconnaissance mensongère d’un tiers.

Un père de famille a obtenu gain de cause à la Cour suprême le 5 janvier 2026 après avoir contesté l’acte de naissance de son cinquième enfant, sur lequel le nom d’un autre homme figurait comme père, alors qu’il est le père biologique.

Le plaignant expliquait avoir contracté un mariage civil avec son épouse le 27 octobre 2003. Quatre enfants sont nés de cette union, dont deux avant le mariage. En août 2019, alors qu’il se trouvait à Rodrigues, son épouse a accouché d’une fille aujourd’hui âgée de six ans. En demandant un document à l’hôpital pour déclarer l’enfant, il a appris que la mère avait déjà effectué les démarches et lui avait affirmé qu’il n’était pas le père.

Convaincu du contraire, le père a saisi la Cour suprême, intentant sa plainte contre son épouse et l’homme dont le nom apparaissait sur l’acte de naissance. Il avait également demandé qu’un test ADN soit réalisé.

Le juge Patrick Kam Sing a indiqué que le test avait été retardé en raison de la résistance de la mère. Les résultats ont montré à 99,999 % que le plaignant est bien le père biologique de l’enfant. Il a été établi qu’il n’existe aucun lien de filiation entre la fillette et l’autre homme, et que la reconnaissance de paternité de ce dernier était mensongère. La Cour a donc confirmé la paternité du plaignant et ordonné à l’État civil de procéder aux modifications nécessaires sur l’acte de naissance de l’enfant.

 

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