Allégations de négligence médicale - doigt sectionné : la prise en charge à l’hôpital critiquée

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 26 février 2026 à 14:00
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Victoria Hospital
Un trentenaire blâme l’hôpital Victoria pour la perte de son doigt, mettant en cause la prise en charge.

Un père de famille de 31 ans accuse l’hôpital Victoria de négligence après avoir perdu un doigt. Il dénonce une prise en charge tardive. Le ministère de la Santé enquête.

Jonathan, père de famille de 31 ans, affirme avoir perdu un doigt après une prise en charge qu’il juge inadéquate à l’hôpital Victoria. Il met en cause les délais et le suivi médical à la suite d’un grave accident domestique. Sollicité, le ministère de la Santé dit avoir demandé des informations sur ce cas.

Le 1er février, Jonathan se blesse profondément avec un couteau, se sectionnant un doigt. Il se rend immédiatement à l’hôpital, où il reçoit des premiers soins. Selon son récit, les médecins lui auraient indiqué que le tendon était également touché et qu’une intervention chirurgicale urgente était nécessaire pour tenter de sauver le doigt.

En attendant l’opération, un pansement compressif comprenant un élastique et une plaque aurait été posé pour stabiliser la zone. Mais, en raison d’un afflux de patients, l’intervention n’a pas pu être pratiquée le jour même. Un rendez-vous aurait alors été fixé pour une admission ultérieure.

Jonathan retourne à l’hôpital le jeudi 5 février, soit quatre jours après l’accident. Il affirme qu’à ce moment-là, les médecins auraient constaté un changement de couleur du doigt. Il est alors renvoyé en salle de pansement pour des soins supplémentaires, sans qu’une opération soit réalisée.

Depuis, son état se serait aggravé. « On m’avait demandé de rester à jeun pour l’opération. J’étais prêt. Mais finalement, rien n’a été fait », confie-t-il, convaincu qu’une intervention immédiate aurait pu éviter cette issue.

Selon ses dires, le doigt aurait commencé à s’infecter, l’obligeant à se tourner vers une clinique privée pour poursuivre les soins. Il affirme aujourd’hui avoir perdu son doigt. Pour ce jeune père de famille, les conséquences sont lourdes, tant sur le plan personnel que professionnel. Il explique que cette perte affecte son travail et son quotidien. Désemparé, il dit ne pas comprendre l’évolution de la situation et s’interroge sur la prise en charge de son cas.

Intervenant dans l’émission Explik Ou Ka sur Radio Plus, Ashwin Soodhoo, représentant du ministère de la Santé, indique avoir pris note des déclarations. Il précise ne pas pouvoir divulguer d’informations médicales à l’antenne, celles-ci étant couvertes par la confidentialité. 

Il souligne toutefois que les propos avancés relèvent d’allégations de négligence médicale et invite Jonathan à déposer une plainte formelle auprès de l’hôpital afin qu’une enquête approfondie puisse être menée. Le ministère dit également avoir demandé des informations supplémentaires sur ce dossier.

De manière générale, rappelle-t-il, tout patient se présentant aux urgences avec une blessure grave est évalué selon les protocoles établis et pris en charge en fonction de la gravité et des priorités médicales.

À la suite de la diffusion du témoignage dans l’émission, un avocat ayant entendu le cas à l’antenne a proposé d’entrer en contact avec Jonathan pour lui offrir une assistance juridique pro bono, afin de l’accompagner dans ses démarches et obtenir des explications claires, voire faire valoir ses droits.

Jonathan insiste, lui, sur le sens de sa démarche : « Je veux comprendre ce qui s’est passé. Et je ne souhaite pas que quelqu’un d’autre vive la même chose », conclut-il.

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