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Allégations d’attouchements : une jeune femme identifie Frédéric Pavaday

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 3 avril 2026 à 10:12
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Frédéric Pavaday à sa sortie du tribunal de Curepipe.

L’enquête sur les agissements de Frédéric Pavaday, ancien enseignant de musique à la Loreto Junior School de Curepipe, prend une nouvelle ampleur. Une femme d’une trentaine d’années a formellement identifié l'homme de 50 ans comme son agresseur pour des faits d'attouchements sexuels et l'envoi de messages indécents.

La plaignante, qui réside désormais à l’étranger, est revenue temporairement à Maurice pour les besoins de l'enquête. Lors de sa déposition consignée la semaine dernière à la Brigade pour la Protection de la Famille (BPF) de la Central Division, elle a relaté des faits survenus alors qu’elle était âgée de 9 et 10 ans. Selon son témoignage, les délits remontent à environ 18 ans.

Lors d’une parade d’identification organisée par la police, la jeune femme a positivement reconnu Frédéric Pavaday, affirmant que son apparence physique était restée identique à celle de l'époque. Elle a fourni des détails précis sur les circonstances des agressions, déclarant notamment : « Li ti tous mo parti prive ». Elle soutient également que son professeur l’aurait forcée à des contacts physiques inappropriés. La jeune femme doit quitter le pays ce vendredi 3 avril après avoir collaboré avec les autorités.

Trois plaintes déposées à ce jour

L'habitant de Riche-Terre fait désormais l'objet de trois dépositions distinctes, toutes émanant d'anciennes élèves de l'établissement curepipien :

  • Février 2026 : L'enseignant est arrêté le 23 février après une première plainte pour attouchements et propos déplacés sur une élève qui avait 12 ans au moment des faits.
  • Mars 2026 : Une deuxième victime se manifeste pour dénoncer des faits allégués de « Child Grooming ». Elle explique que dès l'âge de 6 ans, l'enseignant aurait instauré un climat de confiance par des propos valorisants avant de passer aux attouchements en salle de musique. Des messages inappropriés envoyés sur les réseaux sociaux en 2008 complètent ce volet du dossier.
  • Dernière plainte : Ce troisième témoignage vient corroborer les accusations précédentes et sera versé au dossier d'enquête de la BPF.

Le silence du suspect

Malgré la gravité des accusations et les identifications positives lors des procédures policières, Frédéric Pavaday a choisi de garder le silence. Depuis son arrestation initiale, il demeure muet face aux enquêteurs. L’enquête se poursuit.

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