Affaire des coffres-forts : le rôle de l’informateur évoqué
Par
Kursley Thanay
Par
Kursley Thanay
L’audition de l’inspecteur Ramdoo, du Police Headquarters, a marqué l’audience de ce lundi dans le procès intenté au Premier ministre Navin Ramgoolam devant la Financial Crimes Division de la Cour intermédiaire. Le témoin est entendu dans le cadre de la motion pour abus de procédure déposée par la défense, fondée notamment sur des allégations de « misconduct » de l’exécutif et de vendetta politique.
Interrogé par le représentant de la poursuite, Me Nataraj Muneesamy, l’inspecteur Ramdoo a produit un affidavit juré le 26 mars 2026 afin d’expliquer les délais dans l’enquête. Il a rappelé que celle-ci avait débuté le 6 février 2015, après une perquisition au domicile de Navin Ramgoolam à Vacoas.
Lors du contre-interrogatoire, le principal avocat de Navin Ramgoolam, Me Robin Ramburn, Senior Counsel, a évoqué des déclarations publiques de feu Sir Anerood Jugnauth ainsi que des éléments médiatiques susceptibles, selon lui, d’avoir influencé l’enquête. À la question de savoir si des fuites dans la presse, notamment des images de coffres d’argent diffusées à la télévision nationale, pouvaient « poison the mind », l’inspecteur Ramdoo a reconnu avoir vu ces images, tout en indiquant qu’aucune enquête interne n’avait été initiée sur ces divulgations.
Un autre point a été soulevé concernant le rôle d’un informateur à l’origine de l’enquête. Le témoin a admis ne pas avoir consigné de rencontre avec cet informateur dans un Diary Book, précisant qu’il s’agissait d’« intelligence » plutôt que d’une démarche formelle.
L’audience reprend à 14 h.