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Incidents répétés à la St Pierre RCA School : deux écoliers suspendus, la police sollicitée

Par Annick Daniella Rivet
Publié le: 26 mars 2026 à 12:30
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Un policier sera désormais posté devant la porte de l’école pour assurer la sécurité des écoliers.
Un policier sera désormais posté devant la porte de l’école pour assurer la sécurité des écoliers.

Face à la colère des parents, le ministère de l’Éducation a suspendu deux écoliers accusés de violences répétées. Un policier sera désormais posté devant l’établissement pour garantir la sécurité scolaire.

À St Pierre, l’inquiétude grandit parmi les parents qui font le va-et-vient devant l’enceinte de l’école. Deux garçons de 8 et 9 ans, inscrits en Grade 4 et Grade 5, sont accusés de semer la terreur dans l’établissement depuis trois ans. Hier, la décision est tombée : les deux élèves sont suspendus temporairement jusqu’à nouvel ordre.

Mercredi matin, devant la St Pierre RCA School, des parents se sont rassemblés pour dénoncer à nouveau la situation. « Deux enfants terrorisent l’école et nos enfants en sont les victimes », confie une mère sous couvert d’anonymat. Elle raconte avoir trouvé son fils en larmes, assis sur un banc, après avoir été frappé.

Une autre maman soutient qu’elle s’est rendue au poste de police de la localité, mardi, pour remplir un Formulaire 58. « Mon enfant est en Grade 4. Il nous a dit que deux enfants l’ont frappé à la tête et sur le dos. Lorsque nous sommes allés demander des détails sur ce qu’il s’est passé, la direction de l’école nous a conseillé d’aller au poste de police pour porter plainte. » Par la suite, ils se sont rendus à l’hôpital pour des examens médicaux approfondis. 

Les parents déplorent qu’aucune solution finale n’ait été trouvée. « À chaque fois que nous venons demander des précisions sur les solutions, nous n’avons rien. On nous tourne en bourrique. Aujourd’hui (mercredi), plusieurs officiers de différentes autorités sont à l’intérieur de l’école. Nous voulons qu’une solution soit trouvée pour la sécurité de nos enfants, des enseignants et des non-enseignants. » 

Les parents soutiennent qu’ils doivent encadrer leurs enfants à la maison. « Les enfants ne veulent plus aller à l’école. Ils disent qu’ils ont peur. La situation est tellement grave que les examens du premier trimestre sont perturbés. »

Un père de famille affirme, pour sa part, que rien ne fait peur à ces deux garçons. « Nous apprenons qu’ils ont bousculé et menacé la maîtresse d’école et des instituteurs. Il est important de trouver des solutions durables et de ne pas transférer le problème vers un autre établissement. »

Au niveau du Service Diocésain de l’Éducation Catholique (SeDEC), Clive Anseline, le chargé de communication, précise : « Le SeDec a été mis au courant de ce qui s’est passe à l’école. Nous comprenons la réaction des parents. C’est un cas que nous suivons depuis pas mal de temps en collaboration avec les autorités compétentes comme la CDU, la Brigade pour la protection de la famille. Il y a aussi eu plusieurs rencontres avec l’Ombudsperson for Children. Il faut prendre les sanctions nécessaires pour assurer la sécurité de la communauté scolaire. »

Au niveau du ministère de l’Education, nous avons appris que des mesures ont été prises. Ainsi, il a été décidé que les deux enfants sont suspendus temporairement de l’école jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. De plus, un policier sera placé devant la porte de l’école pour assurer la sécurité des écoliers.  


Aneeta Ghoorah : « Le ministère et le SeDEC doivent assumer leurs responsabilités »

L’Ombudsperson for Children, Aneeta Ghoorah, précise : « Le cas a été référé à mon bureau en raison de ‘serious behavioral concerns’. Après plusieurs tentatives avec les psychologues, le SeDEC et le ministère, aucune solution tangible n’a émergé. Le 13 mars, des parents sont venus me voir. J’ai alors convoqué une réunion avec les partenaires. Les témoignages ont révélé un problème grave. J’ai adressé une lettre officielle au ministère et au SeDEC, proposant des mesures pour protéger tous les enfants. Le ministère et le SeDEC doivent assumer leurs responsabilités. »


Ce que dit la loi : Education Regulations 1957, Part III, Section 13. Discipline

« (1) (a) Where it appears to the Principal of a Government junior technical or secondary school or the Government Secondary and Technical School or a Government or aided primary school that the conduct, work or progress of a pupil is unsatisfactory, he may temporarily suspend a pupil require the responsible party of the pupil, by notice in writing, to withdraw him from the school within such period as may be specified in the notice.

(b)where the responsible party fails to withdraw the pupil within that period, the pupil shall, with the approval of the Minister, be expelled from the school.

(2) In any case of serious misconduct, the Principal of a Government or aided primary school or the Government Secondary and Technical School or a Government junior technical school or a Government Secondary School, with the approval of the Minister, may suspend or expel a pupil, and no pupil who has been suspended shall be re-admitted to school before the expiry of the period of suspension unless the Minister in any special case otherwise directs. »



 

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