Publicité

Incidents à Camp-Thorel : une vingtaine de personnes bientôt entendues, selon la police

Par Defimedia.info
Publié le: 22 May 2026 à 14:44

La motion de remise en liberté conditionnelle de Rajen Luchmedu, l’un des suspects arrêtés à la suite des incidents survenus dimanche à Camp-Thorel, a été débattue ce matin devant le tribunal de Moka.

Un sergent de la CID de Moka, appelé à la barre, a avancé deux arguments pour justifier le maintien en détention du suspect : les risques de manipulation de preuves et d’interférence avec les témoins.

Il a indiqué que la police est toujours à la recherche de plusieurs armes, notamment des armes à feu, un sabre et un taser. Aucune de ces armes n’a toutefois été retrouvée à ce stade, malgré des fouilles menées dans un champ de canne.

Selon l’enquêteur, une vingtaine de personnes, dont des témoins et des suspects, doivent encore être entendues, un processus qui devrait s’étendre sur environ trois semaines.

Le jour des incidents, un fusil sous-marin et une batte de baseball avaient été saisis dans l’un des véhicules interceptés sur les lieux.

La magistrate rendra sa décision (ruling) lundi à 11 heures. C’est à la lumière de cette décision que seront examinées les demandes de remise en liberté conditionnelle des quatre autres suspects.

Cinq personnes ont été arrêtées dans cette affaire : Ashfaaq Jamalsah, Rajen Luchmedu, Julien Bernard, Gérard Céleste et Noorani Jamalsah.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les incidents survenus dimanche dernier trouveraient leur origine dans des tensions entre des habitants de Camp-Thorel et des utilisateurs de quads circulant sur un parcours de santé. La situation avait rapidement dégénéré, nécessitant l’intervention de la Special Supporting Unit (SSU), de la Special Mobile Force (SMF) et du Groupement d’intervention de la police mauricienne (GIPM).

Quelle est votre réaction ?
0
Publicité
À LA UNE