Faits Divers

Incendie criminel : un rapport social déterminera la sentence

Une déposition avait été consignée au poste de police de Chemin-Grenier dans le cadre de cette affaire.

Un employé d’un hôtel a été condamné à douze mois de prison pour incendie. Sa peine a été suspendue en attendant un rapport social pour déterminer s’il est apte à effectuer des travaux communautaires. Il avait mis le feu à une voiture le 11 novembre 2018, dans le but de se venger de son cousin. 

L’accusé, âgé de 44 ans, est employé comme « Maintenance Officer » dans un hôtel dans le sud de l’île. Cet habitant de Chemin-Grenier avait plaidé coupable pour incendie. Il lui était reproché d’avoir mis le feu à une voiture.

La magistrate Adeelah Hamuth l’a condamné à douze mois de prison. Cependant, elle a mis la sentence en suspens et a ordonné une enquête sociale pour établir s’il peut effectuer des travaux communautaires. Une autre audience dans cette affaire est prévue le 24 février 2020. 

Dans sa version des faits à la police, l’accusé avait expliqué que, le 7 novembre 2018, il avait été tabassé par un de ses cousins et par un ami de ce dernier. Et il voulait se venger. C’est ainsi que trois jours après l’agression, il a délibérément incendié une voiture que le frère du cousin qui l’avait tabassé avait garée dans sa cour. 

L’accusé a relaté à la police avoir acheté un gallon d’essence à une station-service et a mis son plan à exécution peu après minuit. Il a lancé le liquide sur les sièges de la voiture à travers une fenêtre qui était ouverte avant de craquer une allumette. Il est retourné dans sa maison en laissant le véhicule prendre feu. La voiture a été complètement ravagée par le feu.

Provocation

Dans son verdict, la magistrate Adeelah Hamuth dit avoir pris en considération que le délit était un acte de vengeance planifié et prémédité. La cour note que l’accusé a eu trois jours pour réfléchir, bien qu’il déclare avoir agi sous la provocation. De plus, il a quitté les lieux, après avoir mis le feu au véhicule, et n’a rien fait pour donner l’alerte. 

Lors de son procès, l’accusé avait présenté des excuses. Il avait exprimé des remords et dit sincèrement regretter son acte. L’employé d’hôtel détient un antécédent datant de juillet 2012 pour un délit de drogue. Il avait écopé d’une forte amende. Cependant, en octobre 2013, l’amende avait été commuée en 1 000 jours de prison, car l’accusé n’avait pu la payer. 

La magistrate souligne avoir pris en compte que l’accusé avait fait des aveux à la police et a plaidé coupable. Elle soutient qu’il mérite une chance de se racheter et de se réformer.

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